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Le crédit d'étude du futur collège est accepté

C'est finalement avec une assez confortable majorité que le crédit de 4,8 millions pour l'étude du futur collège à Copet a été accepté par le Conseil jeudi 27 juin 2013. Mais la situation financière exige un suivi de près. Et c'est M. Roland Rapin qui succède au poste de Président à M. Patrick Bertschy.

 Pour voir la vidéo de ce Conseil:
http://www.vevey.ch/N12827/conseil-communal-du-27-06-13.html

La séance de juin doit impérativement renouveler le Bureau du Conseil. Les différentes élections ayant lieu obligatoirement au bulletin secret, le temps de dépouillement a été mis à profit pour traiter les différentes communications à l'ordre du jour.
On a ainsi effectué des allers et retours entre élections et interpellations, avant de se consacrer au seul point vraiment crucial, le crédit pour le collège.
Et ensuite, tout aussi crucial, s'est tenue la traditionnelle agape dans un restaurant de la ville !

 


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Les postes du Bureau font l'objet d'un accord entre partis en début de législature, et la succession des présidents n'apporte guère de surprise.
Pour la présidence, les Verts présentaient M. Roland Rapin, président du Groupe au Conseil. Juriste de formation, il disposera des atouts nécessaires à une telle fonction.
Au bulletin secret, M. Rapin remporte 50 suffrages sur 73, avec 23 votes blancs qui sont l'expression d'une certaine réserve d'une partie de la droite
Pour la 1ère vice-présidence, c'est le 2e vice-président actuel qui est proposé par l'UDC, M. Bastien Schobinger. Jeune député, il s'est aguerri au contact du Grand Conseil et maîtrise les problèmes de circulation, gros atout pour Vevey !
Réponse du berger à la bergère, le vote montre le même type de résultats, M. Schobinger étant élu avec 45 voix et 19 blancs, pas les mêmes que pour le vote précédent...
Enfin, seule nouveauté de la soirée, le Groupe Vevey Libre devait, par tournus, présenter un candidat pour le poste de 2e vice-président. C'est M. Peter Schuseil qui a été désigné, dont le Conseil apprécie usuellement la pondération et l'ouverture.
Cela s'est traduit là aussi dans le vote, puisque M. Schuseil a, quant à lui, bénéficié d'un excellent score: 60 oui et 16 blancs seulement.  

Entre les élections, le Conseil a traité de 5 réponses de la Municipalité à des interpellations.
A Mme Claire Mollet (VL), qui s'interrogeait sur la position de la Municipalité sur les problèmes du SIGE et les informations dont elle avait bénéficié de la part de ses représentants, la Municipalité a répondu que le SIGE avait le statut d'une commune et qu'il n'était pas dans les compétences de l'Exécutif veveysan de donner des injonctions à une commune. Cette réponse n'a pas pleinement satisfait Mme Mollet ni M. Jérôme Christen (VL), même s'ils ont reconnu qu'elle était correcte sur le plan juridique.
Les réponses à M. Jacques Décosterd (PLR) sur les nuisances au Jardin Doret et à M. Francis Baud (VL) sur la communauté portugaise n'ont suscité aucune demande de parole. Celle à M. Serge Ansermet (Soc) sur le chauffage à distance des bâtiments communaux a été acceptée par son destinataire sans commentaire particulier.

 

 

Le débat sur la 5ème interpellation a, par contre, débouché sur une décision surprenante. Il s'agissait de celle de M. Jérôme Christen, qui s'inquiétait de l'avenir des associations logées au haut de la rue du Panorama: le Local, la Kavazic et le PAAF.
La semaine précédente, le Conseil avait déjà longuement débattu de ce sujet, acceptant même à une courte majorité (34 vs 31) de renvoyer à la Municipalité le postulat Riesen demandant la fermeture immédiate de ces lieux.
M. Christen, reprenant la position qu'il avait défendue le 20 juin, a argumenté en faveur d'un maintien dans la ville de ce type d'activités. Les jeunes et moins jeunes qui se retrouvent au Local (terme générique) y trouvent un lieu sécurisant et même formateur. Si ce genre d'espace disparaît, les personnes en question, elles, ne disparaîtront pas, ni leur demande. Cette situation est donc susceptible d'engendrer une tension sociale et des conflits aisément évitables.
Les contre-arguments déjà évoqués précédemment ont été repris, mais souvent avec un regard plus intéressés sur ces "jeunes". Des questions visaient à mieux comprendre ce qu'ils attendaient et qui ils étaient. Même les personnes favorables ont, par ailleurs, reconnu les nuisances existant dans le lieu actuel.
Pour clore le débat, M. Christen a proposé une résolution demandant à la fois une intervention de la Municipalité pour améliorer la cohabitation du Local pour les semaines restantes et une recherche pour un lieu de remplacement après la démolition. Et, très curieusement, cette résolution a été acceptée par 42 oui contre 31 non et 3 abstentions.
La Municipalité se trouve donc maintenant nantie de deux injonctions complètement contradictoires du Conseil: un postulat demandant la fermeture immédiate et le non-relogement du Local; une résolution demandant une cohabitation raisonnable et un relogement du Local ! Comme ces deux injonctions n'ont pas de valeur contraignante, la Municipalité devra donc prendre ses responsabilités !

Le principal objet à voter pour le Conseil était le crédit d'étude de 4,8 millions pour le futur collège de Copet. Alors que la Commission des finances préavisait positivement, la commission ad hoc présentait une minorité peu favorable au crédit.
Les fronts ont été très rapidements clarifiés, sans toutefois qu'on puisse constater un rejet réel du projet. Les partis de droite ont tous affirmé qu'ils étaient conscients de la nécessité du nouveau collège, mais ils ont désiré compléter ou préciser ses contours. Et le coût final de l'investissement, estimé à 60 millions, en effraie plus d'un.
Le Municipal Etienne Rivier s'est chargé d'expliquer la situation financière actuelle de la commune, qui ne peut pas se permettre d'emprunter directement cette somme en raison de son plafond d'endettement limité à 200 millions. Il a présenté trois possibles solutions, dont une semble l'emporter, qui ne mettrait à charge de la commune qu'un montant raisonnable entre amortissement et intérêt.
La Municipale Elina Leimgruber s'est attachée à différentes questions techniques soulevées par les opposants. Elle a notamment indiqué l'impact de la loi et des normes scolaires sur le coût final, ainsi que la réflexion globale quant à la mobilité autour de Copet.
M. Serge Doriot (PLR) a déposé un amendement demandant de compléter le préavis en indiquant que la Municipalité doit venir avec un projet qui comprenne une étude de mobilité et un parking souterrain, pas forcément sur les lieux-mêmes. Cet amendement a été très largement refusé, une partie du PLR et l'UDC s'abstenant même.
Un second amendement a, par contre, été accepté à l'unanimité. Il demande que la Municipalité informe la population tout au long du processus sur le déroulement et le coût des travaux.
Au vote final, les partis de gauche ainsi que Vevey Libre et le PDC ont très largement accepté le crédit. L'UDC avait fait savoir, pour sa part, qu'il n'imaginait pas que la ville puisse supporter un tel poids financier. Et le PLR, certainement peu convaincu par les démarches de mobilité prévue par le PMU, s'y est aussi partiellement opposé.
Le vote a eu lieu au bulletin secret, à la demande de M. Christian Roh (PLR). Il a débouché sur un résultat net, avec 50 oui, 27 non et 1 abstention. M. Roh a également suggéré que la population soit consultée sur ce crédit par un référendum spontané, mais sa proposition a été largement balayée.

 

En fin de séances, quelques divers ont permis à la Municipale Elina Leimgruber de confirmer que les travaux étaient terminés et que le changement de sens de circulation en ville aurait bien lieu lundi 1er juillet. Par ailleurs, les travaux de l'Oriental vont bon train.
Un diaporama sur la sortie du Président à Fribourg le 22 juin a été projeté. Une réponse rapide a été donnée par le Syndic Laurent Ballif à propos des récentes informations concernant Rivelac.
Au nom du parti du Président sortant, M. Christian Roh a proposé, comme de coutume, que le jeton de présence de la séance soit versé à une oeuvre caritative. Sa proposition de l'institution La Clairière, à Chamby, a été acceptée sans opposition.
Puis s'est déroulée la partie protocolaire habituelle, avec le discours du Président sortant. M. Patrick Bertschy a fait part du grand intérêt qu'il a trouvé à découvrir dans le détail le fonctionnement des associations et de la ville. Il a également pris la peine de se plonger dans le règlement du Conseil, ce qui lui a été fort utile. Il a enfin remercié le Conseil et tous ceux qui lui permettent de fonctionner, en particulier la Secrétaire Mme Carole Dind et l'huisser M. Frédéric Vauthey.
En réponse, le Syndic a prononcé le tradtionnel éloge du Président sortant, mettant en évidence sa maîtrise des arcanes du règlement et son self-control, alors que M. Bertschy était connu pour ses interventions parfois très critiques dans les rangs du Conseil.
Au terme de la séance, les membres du Conseil ont été conviés à se retrouver pour fêter cette fin de l'année parlementaire dans un restaurant de la ville, où la partie festive s'est achevée bien au-delà de la soirée...