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Vevey se replace en matière de cinéma

Alors que le Festival Images gagne en notoriété dans le domaine de la Photo, le Cinéma se trouve de nouveaux événements en cette fin de 2015 pour faire revivre l'esprit de feu le Festival du film de comédie des années 1980/90: 1e édition du Vevey international funny film festival fin octobre et Nuit du court début novembre.

La foule a répondu présent pour la première édition d'un tout nouveau festival lancé par des jeunes sans complexe, du 28 octobre au 1er novembre 2015. Sans même savoir qu'il avait existé un précédent à Vevey, ils ont désiré mettre en vedette dans notre ville le cinéma d'humour.



Le VIFF a trouvé nombre de soutiens, comme le Théâtre Le Reflet qui accueillait la billetterie et le bar des artistes, et naturellement le Rex 4 pour les projections. La Télé a également suivi de près la manifestation.


Le Théâtre accueillait une petite exposition rétrospective illustrant l'histoire du Festival International du Film de Comédie (FIFC), qui s'est tenu de 1981 à 1998. La dernière édition a donné naissance au Festival Images, qui s'est aujourd'hui spécialisé sur la Photographie dans l'espace public.


Parmi les films présentés, le reportage sur les Yes Men a suscité bien des rires. Il faut dire que les actions spectaculaires qu'ils engagent, avec un sérieux imperturbable, touche juste au moment où le climat est au coeur des problèmes.

Le film le plus ahurissant a sans conteste été un autre documentaire, God Save Justin Trudeau, mais tellement incroyable qu'on serait tenté de le prendre pour une fiction. Il s'agit d'un reportage s'étalant sur plus de six mois et suivant l'action politique mais également sportive du politicien canadien Justin Trudeau, fils de l'ancien Premier Ministre Pierre Elliot Trudeau.
Jeune premier de la politique canadienne considéré surtout comme un fils à papa mais n'ayant jamais fait preuve de profondeur théorique ou stratégique, Justin Trudeau a été propulsé sur le devant de la scène en raison d'un défi incroyable. Sollicité pour participer à une action
caritative, il a proposé d'en faire un combat de boxe contre un adversaire du parti conservateur !

Au moment de la pesée, le conservateur Brazeau, un athlète au physique impressionnant, agresse verbalement son adversaire Trudeau


Au terme d'une campagne médiatique hargneuse, le combat réel débouche sur la victoire de Trudeau. Tourné en 2012-2013, ce film est prémonitoire puisque Justin Trudeau, sur la lancée de sa victoire pugilistique, a été élu Premier Ministre du Canada à mi-octobre !

La réalisatrice du film sur Trudeau, Guylaine Maroist, était présente à Vevey. On la voit ci-dessus interviewée par l'un des organisateurs, Loïs de Goumoens.

Le VIFF a été lancé par deux jeunes, M. Loïs de Goumoens et Mme Maryke Oosterhoff (ci-dessus).

Le 6 novembre 2015, Vevey accueillait, au Rex 4, la première édition de la Nuit du Court dans notre ville. Cette manifestation existe déjà depuis une dizaine d'années à Lausanne, et c'est la première fois qu'elle s'est lancée dans une tournée passant par notre ville.

Cette présence s'est révélée fort opportune, venant en renfort à la vague de cinéphilie déjà suscitée une semaine plus tôt par le VIFF. Cette conjugaison est de bon augure pour l'avenir de la présence du cinéma d'humour et de création à Vevey pour ces prochaines années.

LaNuit du Court Métrage s'efforce toujours de débuter son programme avec une réalisation en relation avec la ville d'hébergement. C'est ainsi que le premier film présenté le 6 novembre a été "La mort d'Homère", de la réalisatrice veveysanne Zahra Vargas, soutenu également par la Ville de Vevey. Mme Vargas étant à l'étranger pour présenter son film dans un festival, l'organisatrice de la soirée, Mme Ghislaine Heger, a pu accueillir une représentant de Louise Production, maison de production veveysanne qui a produit le film (ci-dessus à droite).

Le film "La mort d'Homère" retrace le climat morose régnant dans un milieu de chasseurs valaisans après le tir malheureux d'un gypaète barbu, oiseau protégé. L'auteur du tir,  Homère, a fini par se donner la mort, sous la pression médiatique et sociale.
Interrogeant différentes personnes ayant connu Homère, la réalisatrice fait apparaître par petites touches l'ambivalence de la chasse. Pratiquée par des gens qui s'affirment amoureux de la nature, elle a malgré tout pour but de tuer des animaux sauvages.