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La Municipalité obtient 4 majorités sur les préavis déposés

 

Lors de la première séance 2008 du Conseil communal, le 23 janvier, la Municipalité a pu convaincre une majorité des conseillers pour chacun des quatre préavis déposés. Locaux pour les sociétés, Championnats internationaux des jeunes, soutien à la Musique classique et équipement multimédia de la salle ont donc passé la rampe, malgré des oppositions plus ou moins marquées.

La séance, prévue initialement le 24 janvier, avait été déplacée pour permettre à certains groupes politiques de fêter l'Indépendance vaudoise. Cette modification explique qu'une septantaine de personnes seulement ont pris part aux débats.

Outre les préavis, plusieurs communications ont été transmises par la Municipalité, dont deux avaient été placées sous embargo.

A l'occasion de cette séance, la Présidente Mme Alexandra Melchior a porté à la connaissance du Conseil la démission de trois de ses membres, MM. François Jotterand et Jean-Marie Racine (Soc) et Mme Paulette Raeber (Vevey Libre).

 

 

Le film présenté lors du Conseil a été réalisé par Montreux-Vevey Tourisme pour défendre la candidature de "Swiss Riviera" en vue des International Children's Games. Ce sera la première fois depuis de nombreuses années qu'aura lieu une édition hivernale de ces Jeux des écoliers.


M. Werner Riesen est intervenu à plusieurs reprises pour des problèmes de parcage et de financement des projets.

Le Conseil a tout d'abord pris connaissance de la composition de la commission chargée d'étudier le postulat de M. Pierre Clément (Lib), demandant une augmentation des places de parc au centre ville.
Sur le même sujet, la Présidente Mme Alexandra Melchior a pris acte du dépôt d'une pétition par les commerçants de la Vieille Ville, demandant de maintenir le statu quo en matière de parcage sur la Place du Marché.
Enfin, la seule interpellation déposée lors de cette séance portait également sur le parcage, M. Werner Riesen (UDC) ayant posé des questions sur le manque de clémence de la police pour les spectateurs du théâtre qui laissent leur véhicule hors des places balisées. Bien que les Municipaux Lionel Girardin et Madeleine Burnier aient tenté d'apporter des réponses immédiatement, la Municipalité fournira les explications demandées par écrit pour une prochaine séance.
Le seul préavis déposé par la Municipalité portait sur un sujet attendu depuis longtemps, les fameux Conseils d'établissement, qui doivent remplacer les anciennes commission scolaires. Le projet propose un règlement largement inspiré du modèle fourni par le canton. Le futur Conseil réunira 24 représentants des quatre groupes de personnes concernées par l'école.


Le corps enseignant et la direction sont l'un des groupes représentés dans les futurs Conseils d'établissement.


L'écran avait été installé provisoirement devant la salle, en attendant l'installation définitive qui sera réalisée à la suite de l'acceptation du préavis municipal.

Avec le premier rapport, le Conseil a pu visionner le petit film présenté en juin 2007 à Reykjawik pour soutenir la candidature de la Riviera en vue des Jeux internationaux des écoliers, en février 2009. Le préavis, identique à celui déjà adopté par Montreux en décembre dernier, prévoit une subvention de 150'000 francs des deux villes pour cette manifestation. Hormis quelques précisions quant aux mesures de précaution écologiques, l'objet n'a guère suscité de discussions et a été accepté avec 2 non et 2 abstentions.

L'installation d'un écran provisoire pour le film évoqué ci-dessus était une bonne introduction pour le 2e objet, prévoyant une dépense de 53'000 francs pour l'équipement multimédia de la salle du Conseil. Une demande du groupe radical de reporter le débat sur cet objet en raison de l'absence du rapporteur de minorité (M. Marinelli fêtait ses 40 ans !) ayant été repoussée très nettement, la discussion s'est déroulée normalement. Les réponses contenues dans le rapport de la commission l'ont emporté, seules une douzaine de personnes votant les conclusions de la minorité qui proposait de refuser cet objet. Au vote final, le projet de la Municipalité a été accepté par 41 oui, avec 24 non et 9 abstentions.


Les deux rapporteurs (de g. à d.): M. Cédric Seewer pour la minorité et M. Anthony Gerber pour la majorité.


L'ancienne prison sera remise en état et mise à disposition des sociétés locales ainsi que des artisans et artistes de la région.

Le préavis déposé pour l'aménagement de l'ancienne prison a donné lieu à un débat nourri et illustrant des divergences d'appréciations sur l'avenir de cet édifice. La Municipalité proposait de procéder à une réfection sommaire et de mettre en l'état les locaux à disposition des sociétés locales et des artisans-artistes de la région.
Cette proposition répondait à une motion de M. Henri Chambaz (Rad), déposée à l'annonce du retour de cet immeuble dans le giron immobilier de la commune (il était jusqu'en juin 2005 géré par le canton). Une autre motion de M. Marc-Henri Tenthorey (UDC) demandait également des précisions quant à l'utilisation de ce bâtiment.
Des opposants se recrutant surtout au sein d'Alternatives et de Vevey Libre prônent par contre d'étudier une affectation hôtelière pour ces locaux. Le Syndic Laurent Ballif rappela que, si une offre d'achat avait bien été transmise pour un éventuel hôtel, les "cellules" ne répondaient absolument pas aux normes de sécurité. Une éventuelle reconversion dans ce sens nécesssiterait une mise à l'enquête et des frais très importants, transformant l'établissement en hôtel de luxe.
Un amendement de M. Alain Gonthier (Alternatives) visant à imposer à la Municipalité une étude dans le sens d'une affectation hôtelière ayant été rejeté, la proposition de la Municipalité est finalement acceptée par 37 oui, 28 non et 4 abstentions. 


M. Henri Chambaz, auteur de la première motion à propos de l'ancienne prison.


M. Pascale Nicoolier a pris note des informations fournies par la Municipalité mais a réitéré ses regrets que la région n'ait pas saisi le premier train de subventions fédérales pour des projets dans le domaine des transports.

Le dernier préavis concernait l'avenir de la musique classique sur la Riviera, le Conseil ayant accepté en 2004 une motion de Mme Danielle Kaeser (Lib) sous ce titre. En réponse, la Municipalité proposait de soutenir la démarche de la société Arts & Lettres en lui octroyant une subvention annuelle de 25'000 francs. Quelques conseillers se sont étonnés que le Fonds Culturel Riviera ait pour le moment refusé son soutien, mais la Municipale Madeleine Burnier a expliqué que les communes de la région attendaient que Vevey fasse le premier pas. Au final, la proposition est acceptée à la quasi-unanimité (1 non) et la motion est considérée comme réglée.
Les communications de la Municipalité répondaient à une interpellation de M. Pascal Nicollier (Vevey Libre) sur les projets d'agglomération (la Région se met en route en 2008), présentaient les comptes de la Fondation des Arts et Spectacles de Vevey, rappelaient quelques décisions municipales, annonçaient un audit au Service de l'Urbanisme, et répondaient à une pétition concernant la rue Aimé-Steinlen.
Sur ce dernier sujet, M. Vladimir d'Angelo (PDC), s'exprimant au nom des pétitionnaires, a fait part de son mécontentement face à la solution proposée. Le fait de réduire le débouché à l'ouest de la rue à une seule piste ne lui paraît pas judicieux. M. Lionel Girardin, Municipal en charge, lui explique que la demande prioritaire des pétitionnaires était la sécurité, et que cet objectif est atteint avec la suppression de la possibilité de transiter rapidement sur toute la longueur de la rue. Cet objet étant de compétence municipale, l'Exécutif mettra le projet en oeuvre, mais en assurera le suivi, en particulier en raison d'une volonté d'aménager également la zone piétonne située entre le Centre Saint-Antoine et la Veveyse.


M. Vladimir d'Angelo désirait que la Municipalité sursoie à la mise en oeuvre des aménagements prévus. Il a d'ores et déjà annoncé le prochain dépôt d'un postulat sur ce problème.


La Grenette est ornée de grandes bâches incitant les habitants de Vevey à faire connaître leurs demandes.

Un point figurait à l'ordre du jour, mais les conseillers n'avaient pas reçu le document s'y rapportant. Il s'agit du lancement d'une enquête à propos de l'aménagement de la Place du Marché.
Un embargo avait en effet été imposé par la Municipalité sur la communication à ce propos, car elle désirait que le Conseil ait la priorité de l'information sur cet objet. Le Municipal Jérôme Christen, en charge du lourd dossier du parking souterrain, a ainsi expliqué en primeur aux conseillers communaux le déroulement de l'enquête prévue et la portée des résultats attendus.
L'enquête s'adresse à toute la population veveysanne, aux commerçants d'un périmètre autour de la Place du Marché et à leurs employés, ainsi qu'aux utilisateurs des places de parc de la Place. Les 30 questions sont très détaillées et les réponses pourront, ainsi que l'a expliqué M. Christen, servir d'aide à la décision quelle que soit la décision qui sera prise concernant un éventuel parking souterrain. Dans la foulée de l'enquête, le préavis sera déposé avant l'été et intégrera les résultats obtenus lors de la consultation.
Une campagne de sensibilisation importante est menée depuis le 23 janvier, au moyen de panneaux et de publicités. Le seul problème est que La Poste, pour une fois, a fait du zèle. Elle a commencé à distribuer - avant d'être arrêtée en catastrophe - les questionnaires le 19 janvier déjà, si bien que quelques conseillers dans la salle avaient déjà reçu ce courrier...! 


Les réponses reçues d'ici au 11 février permettront à la Municipalité d'affiner le préavis qui sera présenté au Conseil d'ici le mois de juin prochain au plus tard.


L'immeuble date de la fin du 19e siècle et faisait partie des usines Nestlé historiques.

En fin de séance, le Syndic Laurent Ballif a fait une communication non annoncée à l'ordre du jour, parce que traitant d'un objet absolument confidentiel et dont le dénouement ne datait que de quelques heures. Il a ainsi annoncé que la Ville de Vevey était dorénavant propriétaire de l'immeuble situé à la rue des Vergers 22, derrière la gare, au coeur du quartier des Bosquets.
Cet immeuble a été acheté directement grâce au Fonds d'investissement de la ville, la décision ayant été avalisée par la commission de ce fonds en date du 15 janvier dernier. Cette procédure inhabituelle permet à la ville d'acquérir des biens immobiliers stratégiques en toute confidentialité, lorsque des risques existent de voir une occasion échapper à la collectivité publique en cas de surenchère. En début de législature, le Fonds a été doté par le Conseil communal de 7,5 millions. Lorsque l'opération aura été finalisée, la Municipalité présentera un préavis au Conseil afin de réalimenter ce Fonds à son niveau initial, pour recréer la marge de manoeuvre voulue en cas de nouvelle occasion à saisir.
L'immeuble de la rue des Vergers a été acquis pour le prix de 3,5 millions. Il compte 5 étages de 400 m2, dont une partie est libre. Ces locaux industriels pourront être mis à disposition des petites entreprises délogées par des démolitions de friches industrielles, comme il doit s'en produire plusieurs en 2008.
De plus, ce bâtiment est situé dans un quartier où plusieurs ventes importantes ont eu lieu récemment et qui devra faire l'objet d'une étude urbanistique. Il est donc stratégiquement essentiel que la ville soit propriétaire dans cette zone.


Le Syndic a délié de leur obligation de secret les membres de la commission, des garanties ayant été obtenues du vendeur quant à la finalisation de cet achat.

 

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