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Définitions

DEVELOPPEMENT DURABLE
 

Le concept de " développement durable " est né de la prise de conscience que l’ humanité doit oeuvrer pour vivre et se développer de manière à ne pas dépasser la capacité actuelle du monde à supporter les conséquences de ses actions, et de manière à ne pas mettre en péril les ressources planétaires, c’est à dire les ressources naturelles (air - eau - sols - énergies - faune - flore ) et les ressources humaines (individus et santé publique, activités économiques, activités ludiques, activités socio - culturelles, patrimoines bâtis).

En ce sens, la définition formulée par la Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement ("Notre avenir à tous", Rapport Brundtland, CMED, 1988) est aujourd’hui consensuellement prise comme référence :

" Nous devons satisfaire nos besoins actuels ...
sans compromettre la possibilité des générations futures de satisfaire leurs propres besoins ".

Cette définition souligne la dimension double d’un développement durable qui "doit permettre de développer la qualité de vie tout en préservant la capacité de support des écosystèmes " (Caring for the Earth, PNUE, 1989)

Une préoccupation tant globale que locale
 

Les conditions de vie et de développement économique et social de nos sociétés sont aujourd’hui mis en péril par le risque de perturbations souvent irréversibles des équilibres dynamiques dont dépend l'espèce humaine et la vie.

Les changements globaux (effet de serre et réchauffement climatique, modification des courants marins et des circulations atmosphériques, dégradation de la couche d’ozone stratosphérique, diminution de la biodiversité) combinés à des problèmes locaux (désertification et appauvrissement des sols, diminution des terres arables, pollution des eaux, de l’air et des sols...) sont aujourd’hui des phénomènes dont la tendance d’évolution (croissance) et la gravité des effets induits prévisibles sont confirmés par les experts.
Pour plus d'informations : http://www.agora21.org

Le développement durable répond à un certain nombre de principes, et sa mise en oeuvre locale s'effectue à travers un Agenda 21 local.
Au niveau individuel, chacun peut mesurer de façon simple son influence directe sur la nature en calculant sa propre empreinte écologique.

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PRINCIPES DU DEVELOPPEMENT DURABLE
 
 Pour être cohérent, un développement local durable adopte les principes suivants :
 

è

précaution  

en complément des principes de prévention et de "pollueur - payeur" 

     

è

participation élargie des acteurs  représentants politiques, administrations, acteurs économiques, associations et organisations non gouvernementales, organismes académiques et éducatifs, organes de communication et d’information - médias, citoyens et individus concernés
     
 è subsidiarité 

prendre les décisions à un niveau aussi proche que possible des acteurs qu’elles concernent

     

è

équité sociale " inter-génération " et " intra-génération "   tenir compte des générations futures, et donc du long terme dans les décisions à court terme
rechercher des solutions non pénalisantes pour les plus démunis de nos sociétés aujourd’hui
     
 è    solidarité planétaire intégrer dans les décisions locales les considérations et effets globaux
     

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AGENDA 21 LOCAL
 

Lors de la Conférence des Nations Unies pour l'Environnement et le Développement à Rio de Janeiro en 1992, 182 Etats ont adopté un programme d'actions intitulé "Actions 21", et communémnet appelé "Agenda 21". Ce programme contient plus de 2500 propositions pour le 21ème siècle.
Pour plus d'informations : http://www.un.org/esa/sustdev/agenda21.htm

" L’agenda 21 local est à la fois un document stratégique et opérationnel : c’est un projet de territoire à long terme qui se décline en programmes d’action soumis à une évaluation régulière. Ce projet résulte d’un large débat organisé à l’échelle de chaque territoire, notamment à l’échelle de l’agglomération ou du pays. "

(COMELIAU Laurent et al. Repère pour l'Agenda 21 local 4d, éd. Mission pour le développement durable et la qualité, 2001, p.45)

L'Agenda 21 local est donc un exemple de concrétisation des engagements pris à Rio, en 1992. Le chapitre 28 de ce plan d’action insiste précisément sur l’importance des pouvoirs locaux en matière d’aménagement, d’environnement et de relais entre l’Etat et les citoyens et incite fortement les collectivités à mettre en place au plus vite des agendas 21 locaux:

" Nombre de problèmes et solutions évoqués dans l’Agenda 21 sont étroitement liés aux activités locales, aussi les pouvoirs locaux ont-ils un rôle déterminant à jouer dans la promotion d’un développement durable. Les autorités locales (…) supervisent les plans d’aménagement du territoire et de développement industriel, définissent les politiques locales et servent de relais pour l’application des politiques nationales en matière d’environnement. En tant qu’échelon des pouvoirs publics le plus proche de la collectivité, elles sont particulièrement bien placées pour éduquer la population et la mobiliser en faveur du développement durable."

(Krating Michael, Sommet de la Terre 1992, un programme d'action Genève, Centre pour notre Avenir à Tous, 1993, p. 47) 

Le coordinateur d’un Agenda 21 local assume donc à la fois la tâche de relais entre les citoyens et l’administration et en interne de vulgarisateur des comportements et des pratiques durables, notamment par des relations transversales au sein de l’administration et en imprégnant la marque du développement durable dans les plans, projets et réalisations de l’administration locale. Les processus d’élaboration et de fonctionnement des Agendas 21 locaux peuvent être très différents. Ils résultent de leur appropriation par la collectivité et témoignent du contexte local. On retrouve cependant dans tous les cas certains principes clés, dont la prise en compte est assurée par un comité de pilotage .

De manière très résumée, on peut dire que la démarche générale de l’Agenda 21 local se base sur un diagnostic de la situation qui conduit à l’élaboration d’une stratégie à long terme qui se décline en différents projets. Tout au long du processus, il doit y avoir interactions et débats avec les différents acteurs locaux et les citoyens.
Pour plus d'informations :
 Site de l'office fédéral du développement territorial (ARE)

Actuellement, nombre de cantons et communes de Suisse, et de Suisse Romande, ont entrepris une démarche de développement durable.

Au niveau individuel, chacun peut mesurer de façon simple son influence directe sur la nature en calculant sa propre empreinte écologique. 

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EMPREINTE ECOLOGIQUE

Que ce soit pour se nourrir, se déplacer, se loger ou gérer nos déchets, nous consommons des ressources naturelles. Tout va bien tant que nous ne prenons pas plus que ce que la terre peut fournir. Comment savoir si nous consommons plus ? C'est à cette question que tente de répondre l'empreinte écologique.

L’empreinte écologique est donc une estimation de la superficie dont la terre a besoin pour subvenir aux besoins de tous les habitants de la terre, si chacun consommait selon votre propre mode de vie.
Votre empreinte écologique vous permet de mesurer votre influence directe sur la nature. 

 
Pour plus d'informations : http://www.footprint.ch
  http://www.agir21.org/flash/empreinteecoweb/loadcheckplugin.html
  http://www.myfootprint.org
  http://leclimatentrenosmains.org
  http://groupeactionco2.com

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AGRICULTURE CONTRACTUELLE
 
L'agriculture contractuelle consiste en un accord intervenant entre un groupe de consommateurs et des agriculteurs pour la fourniture de denrées alimentaires. Par contrat, les deux parties conviennent d’un assortiment de produits (ou d’une certaine surface de culture), d’un prix et d’un nombre de livraisons dans un temps donné. En adhérant à une structure d'agriculture contractuelle, les consommatrices et consommateurs agissent efficacement pour encourager et soutenir des modes de production socialement, écologiquement et  économiquement durables.

Avantages de l'agriculture contractuelle

Du côté des agriculteurs, les avantages de l'agriculture contractuelle sont les suivants. Elle stimule la production d’aliments pour les habitants de la région, tout en revalorisant les métiers de la paysannerie.
Elle favorise également la maîtrise et la connaissance de la chaîne alimentaire de la production à la consommation.
De plus, elle se préoccupe des effets à long terme des moyens de production sur l’agriculture, sur la santé des humains et sur l’environnement car elle pousse les agriculteurs à avoir une réflexion sur leurs modes de production.

Du côté des consommateurs, elle nourrit le débat sur l’alimentation et les encourage à manger des produits de la région. En outre, elle défend le droit des consommateurs à choisir ce qu’ils mangent, tout en sachant comment, par qui et dans quelles conditions la nourriture a été produite. Les consommateurs jouissent donc de produits d’excellente qualité favorable à leur santé dont ils connaissent les modes de production raisonnée et la provenance. De plus, elle permet de (re)créer des liens avec l’agriculture de la région en développant des relations avec les producteurs et pousse ainsi à la pérennité d’une agriculture régionale.

Par ailleurs, commes les consommateurs qui adhèrent à l’agriculture contractuelle accordent moins d’importance au calbrage des aliments (contrairement à la grande distribution), tout ce qui est produit est consommé (dans l'autre cas, jusqu’à 60% de la récolte peut parfois rester au champ). Ceci a pour conséquence la valorisation du producteur et la diminution du prix des denrées en reportant les coûts sur la totalité de la production.
Dès lors, le prix du panier peut être fixé de manière équitable. Il permet ainsi au producteur de couvrir ses frais de production et de dégager un revenu décent, tout en étant abordable pour le consommateur. Il est en général proche voire inférieur à celui d’un panier composé de la même manière en grande surface, tout en ayant une qualité nutritionnelle et gustative supérieure.
Un tel prix peut être obtenu du fait de l’absence de gâchis au niveau des produits, de l’absence d’intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs, d’un emballage minimal voire absent. En outre, afin de permettre la participation de tous, et notamment des consommateurs à faible revenu, différentes possibilités de règlement existent dont, par exemple, la réduction du prix du panier en échange d’une aide à l’empaquetage et à la distribution.
Au final, en achetant leur part de production à l’avance, les consommateurs garantissent un revenu fixe aux agriculteurs, hors des fluctuations des marchés internationaux. L’agriculture contractuelle participe ainsi au maintien d’une agriculture de proximité et à la gestion de la pression foncière

Formes d'agriculture contractuelle

Différents types de contrat peuvent voir le jour, dont 2 principaux :

  1. Produits frais et périssables : Périodicité hebdomadaire, minimum 25 ménages et un agriculteur
  2. Produits non périssables : Périodicité semestrielle, minimum 40 ménages et un agriculteur

Distribution : En général les paniers ne sont pas livrés à domicile.

  1. Les consommateurs viennent chercher les produits empaquetés dans un ou plusieurs lieux donnés. La distance maximale à parcourir pour le consommateur est à définir. Dans le cas de panier hebdomadaire, il est recommandé que le consommateur puisse aller chercher son panier en un endroit proche de chez lui ou sur le chemin qu’il emprunte pour se rendre à son travail. La main d'oeuvre nécessaire à l'empaquetage peut être bénévole et trouvée parmi les consommateurs, ou alors effectuée en contrepartie d'une diminution du prix du panier.
  2. Les consommateurs viennent dans une halle définie par les producteurs pour chercher les produits qu’ils doivent eux-mêmes empaqueter. Cette version demande le moins d’infrastructure et de logistique.

Empaquetage :

  1.  Un lieu ainsi qu’un(e) employé(e) devraient être trouvés afin de pouvoir préparer les paniers. 
  2. L’empaquetage peut être externalisé auprès d’un atelier protégé par exemple
  3. Pas d’empaquetage par les producteurs, les consommateurs viennent chercher la quantité de chaque produit qui leur est due directement dans une halle. Ils empaquettent eux-mêmes.

En somme, chaque structure d’agriculture contractuelle est différente car elle varie en fonction des possibilités des agriculteurs et des besoins et envies des consommateurs. Il est donc important d’en prendre connaissance avant de se lancer dans un projet de ce type.

Agriculture contractuelle dans la région de Vevey: www.lagrihotte.ch

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