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La nouvelle année débute sous le signe des transports

Pour sa première séance 2012, jeudi 26 janvier, le Conseil communal avait un menu allégé. Il a pu se concentrer sur plusieurs objets ayant trait aux transports, tant sur terre que sur l'eau.

Pour voir la vidéo de ce Conseil:
http://www.vevey.ch/N8579/conseil-communal-du-26-01-12.html

En début de séance, le Président Eric Oguey communique que, ainsi que le Conseil l'avait demandé, nos séances sont dorénavant retransmises en direct sur le site Vevey.ch. Pour les personnes qui n'ont pas le câble ou qui réside hors de la région, il est donc possible de suivre les débats du Conseil communal on line, et pas seulement dès le lendemain à partir des fichiers vidéos. Comme l'a commenté le Municipal Martin lors d'une de ses interventions: "Maintenant qu'on nous regarde depuis la Nouvelle-Zélande...".
Autre annonce d'importance avec la démission de M. Pierre Clément, ténor du parti libéral-radical, qui part à l'étranger pour ses affaires. Il sera remplacé en début de séance, ainsi que M. Gilbert Henauer (UDC), également démissionnaire.


Pour ce début d'année 2012, le Conseil communal bénéficie d'une nouveauté importante qu'il avait lui-même demandée: sa retransmission en direct sur le site internet Vevey.ch. C'est donc une régie son-image complète qui a été installée au fond de la salle, puisque le signal est modulé sur place pour diffusion immédiate. Les vidéos du Conseil continueront cependant à être disponible sur le site.


En remplacement de MM. Clément et Henauer, le Président a assermenté MM. Desjardins (PLR) et Fidel Petros (UDC)

 

Le programme de cette séance de reprise s'est trouvé allégé du fait que la commission chargée d'étudier le projet de rénovation de la Salle del Castillo n'a pas terminé ses travaux. Elle prévoit de présenter son rapport lors de la séance de février.
Après les assermentations, le Conseil a pris connaissance de trois interventions, un postulat et deux interpellations.
Le postulat, déposé par M. Jérôme Christen, a plus la forme d'un ensemble de questions posées à la Municipalité. Celle-ci est appelée à présenter les mesures qu'elle a déjà prises ou pourrait prendre pour venir en aide à l'association culturelle du Cadratin. Il s'agit d'une oeuvre privée de l'imprimeur Dagon, qui a réuni dans un local de la rue de la Madeleine un ensemble impressionnant de  vieilles machines d'imprimerie et de matériel d'impression. Cet atelier à l'encienne est également un petit centre d'édition et de création graphique produisant avec ces machines de petits tirages d'ouvrages de grand luxe.
Contraint de quitter les locaux en 2014 en dépit d'un bail qui aurait dû lui assurer une présence jusqu'en 2020, le propriétaire de cet atelier-musée est à la recherche de nouveaux espaces. Il peut compter sur une association de soutien très active.
La Municipalité, par la voix du Syndic Laurent Ballif, ayant déclaré qu'elle était prête à recevoir ce postulat, des voix se sont pourtant élevées pour s'opposer à un renvoi, surtout directement. M. Jacques Décosterd (PLR) a en particulier relevé qu'il s'agit encore une fois d'une association privée, et qu'il n'est pas raisonnable d'imaginer que la Ville peut venir en aide à toutes celles qui ont une difficulté ou une autre.
Au vote, le détour par une commission d'étude a été très largement refusé, et le renvoi immédiat à la Municipalité a été approuvé par une majorité du Conseil.

 
M. Jean-Renaud Dagon au pilotage d'une de ses machines historiques du Cadratin.

 

La première interpellation, déposée par M. Patrick Bertschy (PLR), revenait sur la décision récente du Tribunal cantonal donnant tort à la Municipalité dans sa volonté de créer un accès de l'est vers la Place du Marché par la rue du Centre. A la suite d'une opposition, ce projet a été stoppé et la décision du tribunal ne justifie pas un recours à l'échelon supérieur.
Le Syndic a répondu en détail aux questions de M. Bertschy, précisant que la volonté de la Municipalité est bien de permettre l'accès complet à la Place du Marché en changeant le sens de circulation de la rue du Simplon et de la rue de Lausanne, comme cela est prévu dans la Plan de circulation et dans le Plan de Mobilté et d'Urbanisme (PMU). Un préavis sera soumis au Conseil durant cette année à cet effet.
M. Patrick Bertschy s'est déclaré satisfait de ces réponses.

La seconde interpellation a été déposée par Mme Fabienne Despot (UDC). Elle s'inquiétait de l'état de délabrement de l'ancien pavillon scolaire installé au Jardin Doret. La Municipale Elina Leimgruber n'ayant pas de réponse immédiate à ces questions, elle a promis une réponse écrite pour la prochaine séance.


Le pavillon scolaire dont la santé inquiète Mme Despot semble bien avoir déjà existé en 1965, où il servait d'extension à l'ancienne école de photographie !


La circulation des vélos sur le quai semble susciter des inquiétudes chez certains usagers.
 

Le seul rapport sur lequel le Conseil avait à se prononcer était la réponse de la Municipalité au postulat de Mme Despot à propos de la circulation à vélo en ville et du marquage des pistes/bandes cyclables.
Le rapport de la Municipalité avait privilégié une réponse globale à ces préoccupations, et Mme Despot avait, dans un premier temps, été quelque peu déçue du manque de précisions de ce texte. Durant l'étude en commission, toutefois, elle a pris la mesure de la démarche entamée par la Municipalité avec l'aspect "Mobilité douce" contenue dans le PMU.
Ainsi que l'ont exprimé plusieurs membres de la commission lors du Conseil, les incompréhensions ont laissé place à un attente favorable à la Municipalité ! M. Clément Tolusso a en particulier pointé du doigt le manque de signalisation dont souffrent les endroits aménagés en tant que "Espace partagé", où voitures, vélos et piétons doivent cohabiter sans priorité précise.
La plupart des intervenants ont exprimé leur intérêt pour cette vision générale de la mobilité en ville, appuyée sur des réalisations concrètes déjà mises en oeuvre, en particulier pour le parcage et la sécurité des vélos. Des craintes subsistent quant au maintien d'une protection pour certaines catégories d'usagers (enfants) ou les aménagements routiers indispensables pour permettre la mise en oeuvre de ces projets ambitieux.
En conclusion, le Syndic a reconnu les lacunes toujours présentes en matière d'information et de signalisation, mais a relevé certaines absurdités inhérentes à la loi routière (OCR). La mobilité douce est à privilégier dans une ville aussi condensée que Vevey, et les différents usagers doivent apprendre à se respecter en toutes circonstances. Cela vaut autant pour les automobilistes que pour les cyclistes désireux de se déplacer rapidement, qui seront invités à ne pas emprunter des itinéraires de promenade.
Au vote, le rapport de la Municipalité a été largement approuvé, avec 2 non et 8 abstentions.

 


 

L'objet le plus controversé de la soirée a été une banale communication de la Municipalité concernant un autre moyen de transport, le bateau. L'Exécutif annonçait qu'elle entendait répondre au postulat Rivier demandant l'étude d'une extension du port, qu'à cet effet elle ouvrait un compte d'attente pour financer cette étude, et qu'elle renonçait entre-temps à construire le fameux "club-house" du port.
Cette communication a donné lieu à diverses questions incisives, en particulier des promoteurs dudit club-house. Ces quelques lignes ont montré que la navigation lacustre est l'objet d'attentes très vives. S'agit-il d'un nouveau port ou d'une extension, sera-t-il à l'ouest ou à l'est du port existant, qui est chargé de l'étude, le club-house se fera-t-il à l'emplacement initialement prévu ?
La Municipale Elina Leimgruber n'a guère pu apporter de réponses à ces multiples questions puisque l'étude est précisément destinée à les découvrir ! L'actuel Municipal Etienne Rivier, qui avait déposé le postulat lorsqu'il était membre du Conseil, a, pour sa part, tenu à préciser que la Municipalité l'avait parfaitement soutenu pour le démarrage de l'étude concernant le projet qu'il avait proposé. Quant au Syndic, il a confirmé que le Conseil aurait une réponse sur la faisabilité d'un nouveau port ou d'une extension du port au mois de juin. A ce moment-là, le Législatif aura la possibilité, le cas échéant, de réoritenter ses intentions concernant le club-house.

 
Dans un premier temps, des travaux d'isolation et d'étanchéité devraient être entrepris sur la terrasse surplombant le local de la société de sauvetage le Vétéran.

 


 

Une autre communication a suscité divers commentaires, mais moins contestataires que pour le cas précédent. Il s'agit de la réponse de la Municipalité à l'interpellation de M. Pascal Molliat à propos des procédures et processus standardisés dans l'administration communale.
M. Molliat s'est déclaré satisfait des réponses apportées, notamment quant à l'achat d'un logiciel pour la gestion du cimetière. Il a également apprécié les projets de la Municipalité en matière de standardisation des procédures et de centralisation des processus d'achat. Le Syndic a confirmé que cette interpellation avait permis de relever quelques faiblesses en la matière.



 

 

Les autres points de l'ordre du jour n'ont pas suscité de débat, pas plus que le rapport présenté par le Syndic Laurent Ballif sur les séances du 2e semestre 2011 de la Conférence des syndics.
En raison de la briéveté de la séance, les questions individuelles ont naturellement fleuri. Des réponses ont été apportées concernant la Halle Inox (M. Peter Schuseil, Vevey Libre), les chenilles processionnaires et autres calamités arboricoles (M. Jean-Jacques Burgi, PLR), le mur anti-bruit des CFF (M. Vladimir d'Angelo, PDC), le futur collège secondaire (Mme Claire Mollet, Vevey Libre) et les salles pour les associations (M. Pascal Molliat, Vevey Libre).

 
Le mur anti-bruit des CFF a été traité de "mur de la honte" par M. d'Angelo.