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Les comptes 2012 adoptés avec quelques discussions

Première des deux séances habituelles à mi-année, le conseil du 20 juin 2013 a permis d'adopter les comptes 2012 de la Ville et de plusieurs institutions intercommunales. Le Conseil a également acceptés de regrouper tous les pompiers de la région dans Sécurité Riviera.

 Pour voir la vidéo de ce Conseil:
http://www.vevey.ch/N12797/conseil-communal-du-20-06-13.html

Les choses se sont finalement passées plus rapidement qu'escompté. Supposé devoir se dérouler sur deux séances, les 20 et 27 juin, l'ordre du jour a été en fait passé en revue très vite. Pour le 27, il ne reste plus que l'élection du bureau, qui ne devrait pas apporter de surprise, et le débat sur le crédit d'étude pour le futur collège. Mais il ne faut préjuger de rien...!


Pour l'étude de la gestion de la Municipalité, la Commission prend place devant le pupitre du Président, M. Patrick Bertschy.


Prestation de serment pour les deux nouveaux consillers PLR.

En début de séance, le Président Patrick Bertschy a procédé à deux assermentations, en remplacement de deux conseillères PLR, Mmes Doris Jaggi et ARosmery Langschwager.
Ce sont deux messieurs qui ont pris leur place: MM. Randolph Travis, qui avait déjà siégé il y a quelques années, et Jean-Pierre Zahnd.
Deux objets ont également été déposés par des conseillers. Tout d'abord, une motion de M. Jérôme Christen (Vevey Libre) demandant un rapport sur l'état de vétusté des toilettes publiques et des propositions d'amélioration de cet état. Ensuite, une interpellation de M. Christian Roh (PLR) à propos d'un commerçants interdit de vente d'alcool. Le Syndic Laurent Ballif et le Municipal de la Police M. Etienne Rivier ont eu beau affimer en choeur que la Municipalité n'est pas compétente en la matière, l'interpellateur a maintenu son exigence d'une réponse écrite.

Plusieurs préavis ont été déposés par la Municipalité, qui seront étudiés durant l'été et sur lesquels le Conseil se prononcera à la rentrée.
Le plus gros objet est le nouveau règlement sur les déchets, qui introduit la taxe au sac, comme dans le reste du district.
Un deuxième objet est une demande de crédit de 3,1 millions pour la réfection du sous-sol et de la surface de la rue Ls-Meyer en vue de la réouverture de la Salle del Castillo.
Ensuite, trois autres préavis sont des dépenses de faible ampleur pour le bouclement des comptes de la rénovation de l'église catholique Notre-Dame, le réaménagement des salles situées sous le collège 1838 pour le Conservatoire et l'installation de régulateurs de tension dans les bâtiments communaux pour diminuer la consommation d'électricité.

 

 

Le Conseil a ensuite abordé les deux points principaux de cette séance de juin: la gestion et les comptes de la Ville pour 2012.
En ce qui concerne la gestion, le rapport de la commisison a été adopté quasiment sans commentaire. C'est sur les cinq voeux que se sont surtout exprimés les conseillers, et sur la manière dont la Municipalité y a répondu.
Le premier concernait les toilettes publiques et l'objet avait déjà été traité avec le dépôt de la motion Christen en début de séance. Les suivants portaient sur la facturation des frais aux sociétés bénéficiant de locaux mis à disposition à l'année, l'entretien des Bains Payes et des locaux du club de l'Aviron, le cahier des charges des concierges (promis depuis des années) et la mise en ordre de certains défauts constatés dans les garderies communales.
Comme l'a exprimé le président de la Commission de gestion, M. Charly Teuscher (Soc), les réponses n'ont satisfait que modérément les commissaires. Le Conseil a également apporté des éclairages particuliers sur ces différents voeux. La Municipalité devra indiquer dans son prochain rapport de gestion de quelle manière elle a répondu à ces voeux, qui n'ont cependant aucun caractère impératif.
Au vote final sur la gestion et la décharge, le Conseil est unanime a adopter le rapport de la Municipalité avec une seule abstention. 

L'étude des comptes 2012 a débuté avec un exposé du Municipal des finances, M. Etienne Rivier, qui a mis en évidence les chiffres-clés des résultats de la commune. Le déficit de 4,2 millions dégage cependant un auto-financement de 2,2 millions, mais ce montant est insuffisant pour couvrir les 17 millions d'investissements. Cela se traduit, comme prévu par la planification municipale, par une alourdissement de l'endettement de 13 millions.
La brochure détaillée de tous les comptes 2012, bien que survolée dans le détail, n'a suscité pratiquement aucune intervention. Ce n'est qu'au moment de la discussion finale que des critiques globales ont été exprimées, d'abord par Mme Joëlle Zaugg (PLR), qui a rappelé notre situation d'endettement en priant le Conseil de l'avoir bien en mémoire au moment de voter sur de prochains investissements.
La diatribe la plus vigoureuse est venue de M. Werner Riesen (UDC), qui a rappelé ses interventions des années précédentes et a porté un jugement extrêmement sévère sur les résultats 2012. Le Syndic Laurent Ballif lui a répondu en relevant que la Municipalité considérait qu'elle avait bien maîtrisé ses résultats puisqu'elle était presque dans tous les domaines en-dessous du budget, et souvent en-dessous des résultats 2011. Mais il a reconnu que la marge d'auto-financement demeurait inférieure à la moyenne quinquennale qu'avait escomptée la Municipalité, et que l'effort entamé avec le budget 2013 devrait être poursuivi afin de revenir à un taux satisfaisant.
Au vote final, les comptes 2012, dont personne ne contestait qu'ils reflétassent la réalité, ont été adoptés de manière confortable, avec 4 oppositions (UDC) et une quinzaine d'abstentions (PLR et UDC surtout).


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Les comptes de la Coimmunauté intercommunale d'équipement du Haut-Léman (CIEHL) et du Fonds culturel Riviera ont été adoptés sans contestation. Pour le premier, M. Antoine Stubi (Verts) a demandé au Syndic des précisions quant au projet d'agglomération et au futur financement du stade d'athlétisme intercommunal de la Saussaz, près de Chailly.
L'intégration de tous les corps de pompiers dans la région comme nouvelle entité faisant partie de l'Association Sécurité Riviera (ASR) a été acceptée en un temps record. Malgré la complexité de l'opération, tout le monde semble parfaitement désireux de voir cette opération se dérouler rapidement, ce qui explique que le processus ait été un peu accéléré. Le vote a été acquis à l'unanimité.
Le rapport-préavis de la Municipalité prenant en compte le postulat de M. Serge Ansermet (Soc) et annonçant la création d'une "ruche communale" a été également accepté sans aucune opposition.
Le dernier objet, plus controversé, était la demande d'un crédit d'étude de 4,8 millions pour le futur collège. La Municipale Mme Elina Leimgruber étant dans l'attente d'éléments chiffrés pour ce débat, le Conseil a accepté, par une vote majoritaire, de reporter cette discussion au 27 juin.

Le Conseil a ensuite entamé au pas de charge l'étude d'une partie des communications de la Municipalité. Certaines d'entre elles ayant été distribuées tardivement, ou en raison de l'absence des auteurs des interpellations auxquelles elles répondaient, il a été décidé d'en reporter cinq à la prochaine séance.
La réponse aux interpellations Pierre Butty (Soc) et Fewley Diangitukwa (Vevey Libre) sur la journée continue de l'écolier ont permis à la Municipale Mme Annick Vuarnoz de faire un état des lieux sur un domaine encore peu clair au niveau du canton. Elle a également donné les chiffres de l'accueil de la petite enfance dans le réseau REVE pour la ville de Vevey.
Le Conseil a encore pris acte sans discussion de l'annonce d'une conversion d'un emprunt de 10 millions à un taux fixe de 1,39% sur 12 ans, de la réponse de la Municipalité aux voeux exprimés en matière de circulation dans le cadre du changement de sens à la rue du Simplon, des comptes de la Fondation des Arts et Spectacles et de l'état des lieux du projet d'agglomération Rivelac.
Le Syndic a enfin donné une information rapide sur les six dernières séances de la Conférence des syndics, en évoquant les différents points figurant à l'ordre du jour de ces réunions.


Lel'emprunter.


Auteur du postulat sur le quai Perdonnet, Mme Fabienne Kern avait également été très active durant l'étude de la gestion.

L'heure n'étant pas trop avancée, le Président a encore appelé au pupitre les auteurs de deux postulats.
Le premier, déposé par Mme Fabienne Kern (Vevey Libre), demandait que la Municipalité étudie la possibilité de fermer le quai Perdonnet le dimanche, la circulation en ville étant moindre qu'en semaine. Cette idée, déjà émise par d'autres conseillers précédemment, a paru intéressante à la Municipalité, à qui le Conseil a renvoyé ce postulat avec juste 3 non et 6 abstentions.
Le second postulat, émanant de M. Werner Riesen s'exprimant au nom de plusieurs personnes, a été plus disputé. Le postulant demandait que la Municipalité ferme immédiatement les espaces occupés par les associations gravitant autour du Local, en haut de la rue du Panorama. Ces groupes alternatifs sont vus par de nombreux voisins comme de pures nuisances, en raison du bruit, des incivilités, des lumières intempestives et des déchets déposés sur la rue.
La Municipalité, par la voix de Mme Annick Vuarnoz, a rappelé qu'elle avait tenté, il y a plus de deux ans, de mettre un peu d'ordre dans ces lieux propriété de la Ville. Des travaux de sécurisation incendie et de salubrité ont été réalisés. En outre, une convention et de nouveaux baux ont été élaborés, mais une seule des associations concernées les a signés formellement. Il a de plus été difficile de faire respecter ce cadre réglementaire, mais il est faux de dire que l'autorité municipale ait été particulièrement laxiste. Les fauteurs de trouble ont été régulièrement sanctionnés par la Police et ont comparu à plusieurs reprises devant le Préfet, écopant même de prison ferme.
Alors que les représentants de l'UDC et du PLR exigeaient une position très ferme, plusieurs conseillers du PS, d'Alternatives et du PDC ont relevé que la fermeture de ce lieu ne résoudrait pas le problème des jeunes désireux de faire de la musique et portés à l'expression sauvage dans l'espace public.
Au final, et malgré le fait que la Municipalité a le projet de fermer ces lieux en septembre pour les démolir et  y faire construire un nouvel immeuble, une majorité s'est prononcée pour le renvoi du postulat à l'Exécutif, qui a en principe une année pour y répondre.