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Débats immobiliers au Conseil communal

C'est sur deux projets immobiliers que le Conseil communal s'est penché le 7 novembre 2013. D'un côté, la vente de l'immeuble du Verger, derrière la gare, a été acquise de justesse mais sera rediscutée en décembre. De l'autre, la villa Gerhard, au Petit-Clos sera démolie sans attendre.

Pour voir la vidéo de ce Conseil:
http://www.vevey.ch/N13412/conseil-communal-du-07-11-13.html

Le Président Roland Rapin a assermenté une nouvelle Conseillère communale en la personne de Mme Catherine Perron, qui remplace M. Jean-François Fave. Cela a entraîné plusieurs nomination complémentaires dans diverses commissions.
Par ailleurs, le premier Vice-Président, M. Bastien Schobinger, a rapporté sur l'état d'avancement des travaux de la commission qui planche sur le nouveau règlement du Conseil. Celui-ci devrait être soumis à l'assemblée au début de l'année prochaine.


Le bâtiment situé au bout du chemin du Verger, numéro 10, avait été acheté en janvier 2007. Actuellement, vu le chantier en cours des Jardins du Coeur de Ville, il se trouve entièrement enclavé et n'est plus accessible que par une route provisoire installé à l'est du chantier.

 

La séance elle-même a eu quelque peine à démarrer, car un long débat de près d'une demi-heure a eu lieu au moment de l'adoption de l'ordre du jour ! M. Alain Gonthier (Alternatives) s'est fait le porte-parole de personnes du public qui désiraient déposer une pétition auprès de la Municipalité. Pour ce faire, M. Gonthier demandait l'introduction d'un nouveau point 2bis à l'ordre du jour correspondant à cette démarche. Le Bureau du Conseil, prévenu de cette demande à venir, proposait que M. Gonthier transmette lui-même ces documents à la Municipalité. C'est ce point de vue qui a fini par l'emporter largement, non sans que le Syndic eût pris la peine de préciser qu'en aucun cas la Municipalité n'avait refusé de rencontrer les pétitionnaires et qu'elle se tenait à leur disposition pour recevoir une délégation.
Avant d'aborder les préavis, le Conseil a traité une première interpellation, celle de M. Jérôme Christen (Vevey Libre), qui s'inquiétait des problèmes semblant mettre en danger la réalisation rapide du parking derrière la gare. Le Syndic lui a répondu que, bien que des difficultés soient apparues concernant le déplacement des voies du Vevey-Blonay, une mise à l'enquête d'un tel projet était néanmoins prévue ces prochains jours. De plus, un certain nombre de places de parc publiques sont déjà dans le projet de construction des Jardins du Coeur de Vevey, une mise à l'enquête étant en cours pour 110 places supplémentaires, à réaliser immédiatement.
A l'ouïe de ces informations, M. Christen s'est déclaré satisfait et n'a pas demandé de réponse écrite.

Les dépôts de préavis étaient d'importance, puisqu'il s'agissait notamment du budget 2014 de la Ville et du Fonds culturel Riviera. Ils seront traités en décembre.
Le premier rapport soumis au Conseil concernait la vente de l'immeuble situé chemin du Verger 10, dans le quartier des Bosquets. La commission était très partagée et proposait le refus de la vente, mais en tout cas de monter le prix de 3,5 à 4 millions. La Municipalité a admis cette proposition et a fait un amendement à son propre préavis en portant le prix à 4 millions, après contact avec l'acheteur potentiel. Elle a également ajouté une opération de cautionnement d'un locataire industriel de cet immeuble, afin de lui permettre de trouver à se reloger sans trop de problème.
Deux logiques se sont opposées dans ce débat. D'un côté, la Municipalité, par la voix du Municipal Etienne Rivier et du Syndic Laurent Ballif, a défendu l'idée que ce bâtiment, acheté pour des raisons stratégiques en 2007, avait rempli son office en permettant le réaménagement de tout le quartier et qu'il devait être vendu en profitant d'une conjonction de facteurs favorables. Le promoteur voisin, qui construit déjà cinq immeubles, pourrait utiliser une partie de sa propre parcelle, celle du bâtiment en vente et quelques m2 achetés à Nestlé pour construire un bâtiment supplémentaire de 35 appartements avec parking. Si la vente ne se fait pas maintenant, la commune demeurerait propriétaire d'une parcelle trop petite pour pouvoir ultérieurement y construire un nouvel immeuble. De plus, le bâtiment actuel nécessiterait des frais importants pour pouvoir continuer à être exploité et donner un rendement suffisant. Enfin, les 4 millions de la vente sont toujours bons à prendre pour une commune qui approche de son plafond d'endettement.
Les opposants à la vente, de leur côté, utilisent deux types d'arguments. Le premier est financier: la vente est trop bon marché, la commune ne récupère pas la totalité de son investissement, en particulier les travaux d'aménagement effectués (3,5 millions d'achat et 1,7 de travaux). De plus, l'immeuble apporte actuellement un rendement, modeste certes, mais pas négligeable.
L'autre axe d'argumentation des opposants est qu'il faut conserver le bâtiment et le mettre à disposition d'associations et de petites entreprises qui ont de la peine à trouver à se loger à Vevey dans des locaux neufs. C'était une des raisons pour lesquelles cet immeuble avait été acheté, et ce besoin existe toujours.
La position de la Municipalité a reçu le soutien du parti socialiste, bien qu'avec quelques hésitations, ainsi que du PLR et de l'UDC, qui se sont finalement ralliés à la solution paraissant la moins désavantageuse. Les opposants se sont recrutés parmi Vevey Libre, Alternatives et les Verts.
Au terme d'une heure et demie de débat, un vote à bulletin secret a donné un résultat très serré puisque 43 personnes ont soutenu la vente et 42 s'y sont opposés, avec 2 abstentions. Vu ce résultat serré, une demande de 2e débat a été soutenue par plus d'un tiers de la salle, ce qui fait qu'on en rediscutera en décembre.

 

 

Le deuxième préavis sur lequel le Conseil devait se prononcer concernait la démolition de la petite villa située en bordure sud de l'av. de Blonay, juste au-dessus des voies CFF. La Ville est propriétaire de trois parcelles à cet emplacement et a l'intention d'y faire construire par une coopérative un ou des immeubles à loyer modéré. Mais un ancien plan d'affectation réalisé dans les années 90 pour une autre construction imposent des étapes préalables avant cette construction. En particulier, il est probable que la parcelle occupée par la villa sera reconstruite en dernier.
La Municipalité proposait cependant de démolir ce bâtiment pour Fr. 85'000.-, afin d'éviter qu'elle soit occupée abusivement et qu'il soit possible d'y faire quelque chose dans l'intervalle. Cette proposition a rencontré une large approbation, malgré le rapport de minorité présenté par M. Alain Gonthier demandant de surseoir à cette démolition jusqu'au moment où le statut urbanistique des parcelles sera connu.
Cette position n'a pas convaincu le Conseil, mais la proposition municipale a suscité un amendement des Verts demandant qu'on installe à la place de la villa un jardin urbain. Celui-ci a été accepté de manière assez serrée, mais il a certainement permis l'adoption finale de l'ensemble du projet. Au vote, la proposition de démolition de la villa et d'installation d'un jardin urbain, pour un montant augmenté à Fr. 95'^000.-, a été acceptée à une très large majorité.

Les deux autres objets soumis au Conseil n'ont guère suscité de débats. La réponse de la Municipalité au postulat Vincent Matthys (Soc) demandant "des transports publics plus abordables" a donné lieu à quelques amendements diversement soutenus. La Municipalité proposait d'utiliser Fr. 50'000.- par année prélevés sur le fonds pour les énergies renouvelables afin d'offrir une subvention aux jeunes pour l'achat d'un abonnement de transport public.
Le PLR a mené un combat assez curieux visant à exclure les apprentis de cette mesure, vu qu'ils ont déjà un petit salaire. Le but du parti est en fait de ne pas arroser tout le monde mais seulement ceux qui n'ont pas de revenu, dans le cas présent les étudiants.
Cet amendement a été refusé très largement. Par contre, celui visant à utiliser Fr. 75'000.- au lieu de 50'000.- a été accepté à l'unanimité, tout comme celui augmentant le taux de subventionnement de 10 à 15%. Au final, la proposition de la Municipalité a été très largement acceptée, avec 1 opposition et 2 abstentions.
Le dernier préavis de la soirée était celui déposé dans les dix communes de la Riviera à propos de la Salle del Castillo. Il s'agissait de déterminer si cet équipement veveysan était d'importance régionale, auquel cas il pourrait bénéficier d'une subvention de la CIEHL, l'organe intercommunal soutenant les équipements pubilcs régionaux. Comme de bien entendu, le Conseil s'est déclaré unanimement favorable ! Si les autres communes font de même, Vevey pourrait toucher en principe Fr. 300'000.- de subside.

 

 

La première communication, dans laquelle la Municipalité expliquait comment elle entendait mettre en oeuvre le règlement sur les déchets, a été précédée de la lecture par le Président d'une lettre du Préfet. Celui-ci est revenu à la fois sur la procédure d'adoption dudit règlement ainsi que sur les prérogatives de la Municipalité, indiquant que la porte était ouverte à d'éventuels recours et que la Municipalité n'était pas liée par la décision concernant le remboursement de la taxe de base.
Le Syndic ayant indiqué que la Municipalité respecterait la volonté du Conseil, la discussion n'est pas allée plus loin que cette information préfectorale.
Une autre communication concernait le décompte définitif des instruments financiers péréquatifs cantonaux (péréquation intercommunale, facture sociale, etc.). Pour 2012, Vevey se voit facturer un montant supplémentaire de Fr. 287'000.- environ, ce qui est relativement minime par rapport à d'autres communes de la région.
Enfin, la Municipalité a fait savoir que des solutions, temporaires puis définitives, ont été trouvées pour reloger les deux troupes scoutes qui occupaient précédemment la ville Gerhard qui va être démolie.  

En fin de séance, trois interpellations ont été déposées, auxquelles il sera répondu par écrit vu que personne ne désirait ouvrir une discussion à passé minuit !
La première, déposée conjointement par MM. Jacques Décosterd (PLR) et Jérôme Christen (Vevey Libre), revenait sur les nuisances sonores au Jardin Doret. M. Décosterd demandait en particulier si les déclarations du Syndic selon lesquelles des rondes ont été mises en place par une société privée de surveillance étaient correctes. Même si le débat n'était pas ouvert, le Municipal Etienne Rivier a confirmé ces propos et indiqué que les rondes avaient eu lieu de juin à septembre, la Municipalité ayant reçu rapport sur chacune d'elles.
Ensuite, M. Patrick Bertschy (PLR) est venu interpeller la Municipalité sur deux sujets. Tout d'abord, il s'est fait le relais de personnes qui ont constaté que les horodateurs de la Place du Marché avaient passé à l'heure d'hiver un jour trop tôt, ce qui pouvait avoir eu des conséquences sur la tarification du stationnement.
Ensuite, il a demandé un point de la situation sur les nouvelles conventions en cours d'élaboration avec les sociétés sportives pour l'utilisation des installations. Certaines se retrouvent avec de très fortes augmentations.
Ces trois interpellations recevront une réponse écrite lors de la prochaine séance.
Par ailleurs, des questions ont été posées par Mme Yvette Bonjour (UDC) à propos de la suppression des bornes électroniques en ville; par M. Antoine Stubi (Verts) pour critiquer l'utilisation d'un emballage plastique comme présentation du rapport Images 2012; par M. Vladimir d'Angelo (PDC) à propos de la promenade en cours d'installation sur la rive droite de la Veveyse, le long du quartier des Moulins.