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Soirée expéditive pour le Conseil

Contrairement à certaines autres occasions, le Conseil s'est montré expéditif lors de sa séance du 15 mai 2014. Il a fini en quelques minutes l'étude de son règlement et a ensuite traité à toute allure plusieurs sujets chauds. Il a ainsi achevé son ordre du jour, même s'il est vrai qu'il a dû, pour cela, aller au-delà de minuit.

Pour voir la vidéo de ce Conseil:
http://www.vevey.ch/N14097/conseil-communal-du-15-05-2014.html

Nombre de conseillers craignaient que l'ordre du jour ne puisse pas être parcouru en entier. Il faut dire qu'il y avait trois communications de la séance précédente à liquider ainsi que plusieurs interventions annoncées sur le thème des déchets.
Contre toute attente, certains objets lourds ont été traités au pas de charge, et toute la tension potentielle s'est concentrée sur les derniers objets. Au final, il n'y a eu que quelques interpellations qui ont dû être reportées à la prochaine séance.

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Telle devrait être la nouvelle répartition des 454 places de parc sur la Place du Marché dès le mois de septembre, après un léger réaménagement de surface.

Alors qu'on s'attendait déjà à une première bataille de procédure au moment de l'adoption de l'ordre du jour, des contacts préalables entre les partis ont permis de se coordonner pour regrouper toute la discussion sur les déchets en fin de programme.
Parmi les objets hérités de la séance précédente, les comptes de la Fondation des arts et spectacles, c'est-à-dire du Théâtre, ont seuls suscité une petite discussion. M. Michel Joerimann (Soc) a demandé pourquoi, si les jeunes pouvaient avoir un tarif avantageux, il n'en était pas de même pour les personnes à l'AVS. Pour sa part, M. Randolph Hunziker (Vevey Libre) a posé des questions quant au tarif de location de la salle pour les sociétés locales. Le Syndic Laurent Ballif a répondu concernant la location de la salle mais le cas du tarif AVS devra être discuté avec la FAS.
En ce qui concerne les dépôts de préavis, plusieurs concernent des bouclements de comptes 2013: ceux de la Ville, de la Communauté intercommunal d'équipement du Haut-Léman  et du Fonds culturel Riviera. Il y a également une aide financière pour la rénovation de la Mosquée ainsi que le règlement communal sur les études musicales.
Un objet a donné lieu à un débat inhabituel, celui concernant les installations de chauffage et de ventilation du Théâtre. Demande a été faite par la commission Energie que de tels préavis, en raison de leur composante uniquement énergétique, n'aient pas à être étudiés par une commission ad hoc puisque la commission Energie l'étudiait déjà. Cette proposition a finalement été reportée à un examen ultérieur.

 

Le chauffage du Théâtre a besoin d'être changé. Son remplacement permettra également une importante économie d'énergie.

La commission chargée d'étudier la révision du Règlement du Conseil s'était réunie une fois de plus depuis la dernière séance et avait établi un rapport complémentaire pour régler quelques questions litigieuses. Sur cette base, le Conseil n'a finalement voté que les articles ayant donné lieu à une modification en commission, ce qui a permis d'aller très vite.
Par contre, un amendement de M. Serge Ansermet (Soc) a donné lieu à un intense débat de principe. M. Ansermet proposait de supprimer l'article définissant le débat d'entrée en matière, considérant qu'un tel débat, qui n'aborde en principe pas le fond du problème, est utilisé souvent uniquement pour retarder des décisions. Cette position n'a guère rencontré de soutiens et ce ne sont finalement que 7 voix qui se sont prononcées en sa faveur, le rejet étant très large.
Au vote final, le nouveau Règlement du Conseil communal a été adopté à l'unanimité avec une abstention.
Le Conseil a ensuite passé en revue les objets pendants, à savoir les motions et postulats auxquels la Municipalité n'a pas encore répondu. Alors que celle-ci proposait d'en considérer quatre comme classés, parce que rendus obsolètes par l'évolution des situations, trois d'entre eux ont donné lieu à un débat.
Dans deux cas, le Conseil a admis de ne pas classer l'objet mais de donner un délai supplémentaire pour le traiter. Ce fut le cas pour l'avenir du Stand, dont le déménagement à Villeneuve devrait permettre de classer l'affaire début 2015, et de la demande de construire un boulodrome couvert, qui demeure dans la liste des objets à traiter par la Municipalité.
L'objet de plus chaud a été la motion Patrick Bertschy (PLR) demandant l'installation de caméras de vidéo-surveillance dans certains emplacements publics. La Municipalité, considérant que le réglement intercommunal permet de demander à la police d'en installer, désirait la classer. Outre le motionnaire, tous les partis de droite ont contesté cette interprétation. Au vote, une égalité à 37 vs 37 a été tranchée en faveur du classement par le Président Roland Rapin. Lors du vote de contrôle au bulletin secret, c'est par le même score de 38 vs 37 que cette motion a été définitivement classée.

 

M. Patrick Bertschy a défendu le maintien de sa motion concernant la vidéo-surveillance. Par contre, il a été l'un des rares PLR à soutenir l'installation des puces sur la Place du Marché afin d'améliorer l'information sur le parcage en ville.




Parmi les autres rapports, celui concernant l'installation d'un système de contrôle des mouvements de terrain au Quai Perdonnet a été accepté sans aucune discussion, tout comme les deux qui donnaient à la Municipalité la compétence de plaider jusqu'à la fin de la législature.
L'un de ces objets a par contre donné lieu à un débat très tranché, celui projetant d'installer sur la Place du Marché un système de puces électroniques devant permettre de vérifier l'utilisation des places de parc sur cet espace. L'objectif de la Municipalité était de pouvoir informer, en entrée de ville, les automobilistes sur le nombre de places disponibles. De plus, cela aurait simplifié le travail de contrôle des agents de parc, améliorant la rentabilité de l'action des policiers et celle, en général, du parcage sur la Place du Marché. Il était prévu que figurent en entrée de ville les chiffres de parkings publics, Place du Marché et Panorama.
La commission qui a étudié cet objet avait complété les conclusions en demandant que la Municipalité fasse en sorte que les parkings privés soient également signalés de la même manière, et qu'ils paient les frais afférents. Mais, au final, elle proposait malgré tout le rejet de cette proposition.
Le débat au Conseil a très clairement laissé apparaître que les partis considéraient ce projet principalement comme une manière de contrôler plus étroitement les automobilistes et sanctionner les fraudeurs. Dans une démarche commune contre le "flicage", la plupart des intervenants ont exprimé leur opposition. D'autres arguments ont été avancés selon les partis, l'UDC mettant l'accent sur le coût du projet (267'000 francs) et les Verts sur la volonté de diminuer la présence de la voiture au centre ville.
Le Syndic, principal porteur du projet, n'a pu faire que le constat de ce qu'il considère comme une interprétation biaisée de ce projet, qui aurait pu faire de Vevey une ville novatrice en matière de gestion du trafic.
Au vote, deux amendements concernant les parkings privés ont certes été acceptés, mais c'est en fait une majorité très large qui a refusé le projet des puces sur la Place du Marché.

 

Il était prévu d'installer une puce du type de celle figurant ci-contre en haut sur chaque place de parc. M. Vladimir d'Angelo, pour sa part, estime que les places sont trop étroites et aurait préféré un marquage offrant plus d'espace pour sortir du véhicule.

Parmi les sujets traités dans les communications de la Municipalité se trouvait l'autre volet du réaménagement de la Place du Marché, celui concernant la réfection du revêtement et la réorganisation du marquage des places de parc.
Le Syndic s'est trouvé à nouveau en première ligne, mais avec un projet, présenté au Conseil uniquement pour information vu que la circulation et le parcage sont de compétence municipale, qui a semblé soulever beaucoup moins de réticences.
La communication présente les intentions de l'Exécutif en matière de limitation de vitesse dans la Vieille Ville et pour les accès de la Place du Marché. Il est également prévu de limiter les places pour les cars à quelques emplacements au nord de la place  et d'aménager une zone piétonne autour de la salle del Castillo et sur tout le flanc ouest.
Les objections sont venues de ceux qui auraient voulu des places plus larges et confortables ou qui craignent la difficulté d'accès pour les cars. La communication contenait également des comptages sur les différents actes depuis le changement de sens de circulation, dont les chiffres ont étonné plus d'un sceptique.
Le dernier débat chaud promettait d'être celui sur les déchets, dont le traitement suscite ces temps beaucoup d'insatisfaction dans la population. Après concertation, les partis ont décidé de grouper leurs interventions dans une seule interpellation, dont le porteur a été M. Alain Gonthier (Alternatives). Ce texte met l'accent principalement sur les déchets verts et les containers à installer dans les immeubles, ainsi que sur la difficulté à comprendre les communications de la Municipalité.
Le Municipal Marcel Martin a eu fort à faire pour répondre à cette avalanche de récriminations. Il a développé la communication distribuée au Conseil. La Municipalité répondra par écrit à cette interpellation lors du prochain Conseil.


S'il s'est opposé aux puces, M. Clément Tolusso (Verts) a par contre apprécié la communication sur le réaménagement de la Place du Marché.