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Circuit redessine les salles du Jenisch depuis le 18 mars 2005

Le vernissage de la carte blanche laissée au collectif lausannois Circuit au Musée Jenisch, vendredi 18 mars 2005, a permis de découvrir un nouvel événement qui s'inscrit dans le cadre du Festival 05 Sciences et Cité, entamé une semaine plus tôt avec l'exposition du Musée suisse d'appareil photographique.

En automne 2004, le collectif Circuit, regroupant plusieurs artistes actifs dans une large palette de l'art contemporaint, avait passé une annonce à la recherche de locaux. Dominique Radrizzain, directeur du Musée Jenisch, n'avait pas hésité longtemps et leur avait proposé, de mars à juin 2005, un espace de 800 m2 dans son institution, aménageable selon les besoins.


Circuit a installé dans l'entrée au rez-de-chaussée une cabane regroupant l'ensemble de ses publications et de ses réalisations, y compris des vidéos et des CD musicaux.

Les différents thèmes explorés pour cette exposition par le groupe Circuit ont permis de l'intégrer sans difficulté dans le programme général du Festival 05 Science et Cité. La science pure et la description de technologies y trouvent en effet leur place. La grande galerie en haut des escaliers accueille une curieuse collection de coupures de presse retraçant les démonstrations publiques faites en 1954 en Suisse allemande, à Lausanne et à Paris d'une combinaison anti-feu dorée du plus bel effet. Cet partie de l'exposition est réalisée par le Freistilmuseum, qui collabore régulièrement avec Circuit depuis 2001. 


 Dans la grande salle de gauche entièrement tendue de tissu strié noir et blanc, un étrange dirigeable fabriqué par l'EPFL trace son chemin grâce à ses capteurs optiques et infra-rouges. Les différentes hélices dont il est muni lui permettent de se maintenir en permanence à quelques centimètres du plafond, au grand dam des enfants qui aimeraient tellement jouer avec ce merveilleux engin.

La salle centrale présente la création graphique contemporaine de l'association Circuit. Dessin et peintures explorent les différentes voies de la représentation imagée.

 

 

 

 

 

 

C'est également le lieu où s'expriment les musiciens du groupe, un rock solidement charpenté qui a fait trembler des murs fort peu habitués à tel traitement !



La grande salle de droite présente deux visages de l'exposition. Tout d'abord, un mur couvert de tableaux appartenant aux collections du musée et illustrant la présence des "moustachus". Le portrait en pied de Gustave Courbet est un bon exemple de la représentation masculine virilisée par cet ornement pileux.

Mais on trouve également dans cette salle la "reproduction fidèle d'une image dont personne n'a jamais vu l'original" ! Il s'agit de la couleur du ciel telle qu'apparue sur les premières photos reçues de la première sonde américaine ayant photographié la planète Mars. Contre toute attente, le ciel était apparu bleu, alors qu'on s'attendait à tout sauf à cela.

Les deux murs latéraux reproduisent donc très fidèlement la couleur en question. Un clin d'oeil supplémentaire à cet aspect de l'exposition est donné par l'installation de plusieurs puissant projecteurs sur la Maison du Feu, qui projettent sur la façade du Musée Jenisch la même couleur "bleu martien".

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