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Crédits et comptes lors du Conseil du 19 mai 2005

L'ordre du jour du Conseil communal du 19 mai comportait plusieurs points ayant trait à des crédits ou aux comptes annuels. Ce n'était apparemment pas suffisant puisque des conseillers ont également interpellé la Municipalité sur d'autres points en relation également avec des aspects financiers.

Mais la séance a démarré avec des questions de procédure, visant à clarifier le fonctionnement du Conseil communal pour les derniers mois de la législature. Comme la Constitution a repoussé au 1er juillet 2006 l'entrée en fonction des nouvelles autorités, au lieu du 1er janvier 2006, il fallait savoir quel Bureau va présider le Conseil communal pour les six derniers mois.
Confronté à l'alternative entre soit prolonger le mandat du Bureau actuel, présidé par M. Jean-Pierre Boillat (cf. photo), soit réélire un nouveau Bureau pour six mois, le Conseil a assez largement opté pour la seconde solution. Les nouveaux président, 1er vice-président, 2e vice-président et scrutateurs seront donc élus en décembre, puis un nouveau Bureau à nouveau constitué au terme des élections du printemps 2006 pour entrée en fonction en juillet.

Le Président Jean-Pierre Boillat au perchoir, en compagnie de la Secrétaire du Conseil, Mme Claudine Dind

Trois interpellations ont été développées en début de séance:

- Quel sera l'équipement et la mission du futur Café littéraire qui prendra place à côté de la bibliothèque sur le Quai Perdonnet: la Municipale Madeleine Burnier a répondu oralement aux inquiétudes du conseiller Michel Werffeli.

- Le conseiller Jérôme Christen s'est étonné que la Municipalité ait pu annoncer en primeur au personnel communal qu'elle lui octroyait la pleine indexation pour 2005, au vu du bon résultat des comptes 2004, alors que le Conseil n'a pas été consulté à ce propos. Le Syndic Dominique Rigot a annoncé qu'il répondrait lors de la prochaine séance, au moment de la discussion sur les comptes 2004.

- Le conseiller Daniel Beaux est revenu sur sa précédente interpellation concernant l'affaire de mobbing pour laquelle la Ville de Vevey a été condamnée à payer un montant de Fr. 370'000.-. Il s'est étonné que la Municipalité ait déposé une demande de crédit complémentaire sans apporter quelque réponse que ce soit aux interrogations exprimées par le Conseil et contenues dans son interpellation. Le Syndic Dominique Rigot a, là également, répondu qu'il serait apporté les réponses à cette interpellation lors de la séance du Conseil du 30 juin, au moment où la commission présentera son rapport sur ce crédit complémentaire.

Photo ci-contre, la conseillère Valérie Borloz qui est intervenue sur plusieurs sujets du récent Conseil.

 

Le rapport annuel de la Commission intercommunale d'équipement du Haut-Léman (CIEHL), l'organisme auquel les communes du district versent chaque année 5 francs par habitant pour financer les équipements régionaux d'intérêt public, n'occasionne généralement qu'un intérêt poli.

Jeudi soir, le conseiller Serge Ansermet a tenté d'attirer l'attention du Conseil sur le problème des installations des Pléiades, pour lesquelles la CIEHL a versé l'an dernier 1 million de francs. On sait en effet qu'une commission d'enquête a été constituée par les deux communes directement concernée, St-Légier et Blonay, afin d'examiner la raison d'un fort dépassement dans la réalisation de ce projet. M. Ansermet a appelé de ses voeux une plus grande curiosité de la part des conseillers chargés d'examiner les comptes de la CIEHL lorsque de gros projets reçoivent des subventions. 

Le Conseil communal a admis sans opposition un crédit complémentaire d'un peu plus d'un million de francs pour boucler les travaux concernant la Maison Scanavin. Il s'agissait d'une réhabilitation lourde de l'un des plus anciens bâtiments de la ville. Le chantier a donné lieu à des surprises encore bien supérieures à ce qu'on s'attendait à trouver.

Grâce à la collaboration avec le Service cantonal des Monuments historiques, la maison a pu être rénovée dans toutes les règles de l'art. Les appartements qu'elle contenait sont reloués depuis quelques mois.

Par sa décision, le Conseil a donc entériné les travaux supplémentaires qui se sont avérés indispensables pour mener à bien cette rénovation. Le financement de cette opération est assurée par un fonds spécial géré par la commune de Vevey. 

Lors de sa séance du 19 mai, le Conseil communal a également admis de vendre la villa toscane sise à l'angle rue de l'Union/avenue Nestlé. La vente s'est faite pour un montant d'environ Fr. 750'000.-, qui correspond à la valeur de rendement de l'immeuble. Les nouveaux propriétaires ont l'intention de rénover le bâtiment pour y vivre avec leurs familles.

Cette vente constitue la fin d'une stratégie urbanistique qui avait vu la commune acheter, il y a une trentaine d'années, plusieurs immeubles au nord de l'axe Nestlé-Torrent. Les urbanistes de l'époque imaginaient faire de cet axe une des voies de transit est-ouest en passant par le quai, et pour cela l'élargir à 12m. Il fallait donc acquérir les propriétés latérales pour garantir cet alignement.
Les nouvelles options entrées en vigueur avec le Plan directeur de 1994 ont fait de cet axe une simple desserte de quartier, si bien que la ville a, depuis, réaffecté ou cédé la totalité de ses propriétés dans ce secteur: vente de la maison Jaccor à l'angle de la Place du Marché, vente et démolition de l'ancienne fromagerie à la rue du Torrent (immeuble en construction), transformation en garderie des Cèdres à la rue du Midi, et aujourd'hui vente de la villa toscane à la rue de l'Union. Il ne reste plus de cette époque que les trois villas Cailler, situées dans le triangle des rues Nestlé-Guisan-Savoie, où se trouve la garderie des Sapins.

En fin de séance, le Conseil communal a finalement pris en considération une motion du conseiller Pascal Nicollier, malgré une discussion nourrie sur la régionalisation. De ce fait, le Syndic Dominique Rigot sera tenu d'informer régulièrement le Conseil communal des thèmes abordés lors des séances de la Conférence des syndics du district. Cet organe informel et consultatif se réunit une dizaine de fois par année et sert à coordonner la régionalisation en anticipant les problèmes à résoudre en commun.

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