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A nouveau des trombes d'eau sur Vevey le 29 juillet 2005

Alors que la région se remettait à peine de la tornade de grêle du 18 juillet, Vevey a subi un nouvel assaut du mauvais temps dans la soirée du 29 juillet. En quelques minutes, des trombes d'eau se sont abattues, accompagnées de quelques grêlons, bloquant la circulation entre le haut et le bas de la ville.

Dûment avertis depuis plusieurs jours de la menace par les météorologues, les habitants et organisateurs de manifestations ne se sont pas laissés surprendre. Il n'empêche que la quantité énorme d'eau qui s'est déversée dans la région en quelques minutes correspond à ce qui est tombé sous forme de grêle dix jours plus tôt. Durant un quart d'heure, entre 21h et 21h15, les Veveysans médusés ont vu tomber un véritable déluge, semblable à une véritable chute d'eau se déversant sur la ville. Fort heureusement, les vents ont été moins violents et n'ont pas dépassé 100 km/h.
Si les vignerons et agriculteurs de la région ont vu les restes de leurs récoltes disparaître dans ce nouveau déréglement atmosphérique, les citadins ont également connu de nombreux désagréements.
Grossissant très rapidement sous l'effet de ces précipitations, la Veveyse a escaladé ses digues. Elle est même carrément sortie de son lit au-dessus de Gilamont, la canalisation située avant le pont romain s'étant bouchée en raison de la masse de matière charriée par le courant.
En ville même, trois des quatres passages permettant de passer sous la voie ferrée ont été coupés durant plus d'une heure, l'eau s'étant accumulée instantanément avec l'obturation des grilles d'évacuation des égoûts à ces emplacements. Seul le passage des entrepôts, plus long et plus plat, est demeuré libre et permettait de relier le haut et le bas de la ville.



Au bas de l'avenue de Gilamont, le passage sous voie situé à côté de la gare a été bloqué très rapidement. Les véhicules qui se risquaient sur cette descente étaient contraints de rebrousser chemin par la rue des Bosquets.

Dans le passage sous voie de la gare, l'eau affleurait le niveau du trottoir surélevé.

Certains piétons ont même dû patauger dans l'eau pour pouvoir transiter par cet endroit.

D'autant plus que certains véhicules, profitant du fait que la route est relativement plate sous le pont, ont malgré tout réussi à traverser la mare.

Cela a occasionné des remous qui ont fait remonter les flots sur le trottoir et vers les véhicules arrêtés à l'entrée du passage.





Au passage sous voie de Bergère, où la route est très encaissée, l'inondation a été plus intransigeante. Le chauffeur d'une camionnette qui a voulu forcer le passage a vu son moteur et son pot d'échappement noyés en plein milieu du trajet.
Bloqué dans une profondeur d'eau de plus de 60 cm, le conducteur a été contraint de rester dans son véhicule jusqu'à ce que les employés de la voirie puissent dégager les grilles d'évacuation et faire baisser le niveau.
Au passage de l'avenue de Blonay, également, un conducteur imprudent a été bloqué par l'inondation et son véhicule a dû être évacué.
Les travaux de dégagement ont pu être réalisés dès que le gros des intempéries a été passé, à partir de 21h30.
Responsable de la voirie à la ville, Patrick Kohli a "mouillé son maillot" durant cette soirée agitée. A Bergère, c'est lui qui a pénétré dans la mare pour déboucher les évacuations bouchées.

Dans les hauts de Gilamont, la Veveyse est sortie de son lit. Mais, pour la première fois, c'est sur la rive droite qu'elle s'est frayé un chemin.

Dans la soirée, les pompiers ont dû fermer tout le quartier des Crosets. Le bras vagabond de la Veveyse empruntait en effet la rue des Crosets, longeant les terrains de Copet.

Tous les véhicules parqués dans ce périmètre ont été baignés par la boue et les cailloux. Dans les caves et les appartements du rez-de-chaussée, les locaux ont été envahis de 50 cm d'eau boueuse.

Les deux immeubles situés en haut de la rue des Crosets ont subi des dégâts importants, et les maîtres d'état étaient sur pied dès le samedi matin pour apporter une aide d'urgence aux locataires.

Après ces événements, les traces de ces divagations étaient encore bien visibles. La rue des Crosets était encombrées de gravats et de traînées de boue.
Le petit théâtre en plein air situé près du pont du Devin avait été entièrement comblé durant l'inondation. Son dégagement prendra certainement quelques semaines.

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