Loading

Débat chaud sur le rôle de la voiture au dernier Conseil de l'année

Avec un ordre du jour réduit, le Conseil du 13 décembre 2007 a pu se permettre de perdre un peu de temps sur des débats d'idées. L'aménagement du quai Perdonnet et surtout la place de la voiture en ville ont aminé une soirée qui s'est cependant achevée vers 21h déjà. Il faut dire que le Conseil était attendu pour la collation de fin d'année.

L'une des trois décisions que le Conseil était appelé à prendre, celle concernant l'équipement multimédia de la Salle du Conseil, a dû être reportée à janvier car le rapport de la commission n'était pas encore disponible.

De ce fait, le Conseil n'a délibéré pratiquement que sur des interventions émanant de son sein, que ce soit sous forme de motion à prendre en considération ou de réponse à des interpellations.

Avant les débats, Mme Danièle Kaeser, au nom de la Confrérie des anciens Présidents du Conseil, a remis à M. Lionel Girardin l'insigne de ladite confrérie, même s'il n'a présidé que deux séances avant de prendre ses fonctions de Municipal.


La Présidente Alexandra Melchior s'est trouvée dans l'obligation de trancher à propos du renvoie du postulat de M. Pierre Clément en commission. Ce sujet de la circulation suscite, chaque fois qu'il arrive à l'ordre du jour par un biais ou un autre, des discussions enflammées et des prises de position bien tranchée. Mme Melchior a estimé que ce postulat méritait l'étude d'une commission avant que le Conseil se prononce sur sa prise ou non en considération, en janvier prochain.


L'interpellation de M. Charly Teuscher sur les conventions collectives de travail pose des questions sur la pratique de la Municipalité en la matière.

Deux interventions ont été faites par des membres du Conseil en début de séance.
La première, une interpellation émanant de M. Charly Teuscher au nom du Parti socialiste, demande à la Municipalité de renseigner le Conseil à propos de son attitude face aux entreprises qui ne sont pas signataires de Conventions collectives de travail. L'interpellateur cible particulièrement deux domaines: la vente et la distribution ainsi que la construction. En ce qui concerne les commerces, l'interpellation suggère à la Municipalité de se montrer active et de jouer le rôle d'intermédiaire entre partenaires sociaux. Pour la construction, la Municipalité devra préciser les règles qu'elle applique en la matière dans les marchés publics et son éventuelle influence pour contribuer à la signature d'une nouvelle convention.

L'intervention de Mme Joëlle Zaugg (Rad) a pris plusieurs formes, pour être finalement déposée comme un postulat. Elle se contente pourtant de poser des questions, comme une interpellation, mais la Municipalité a accepté de la prendre directement en considération et de la considérer comme une demande de rapport. Elle concerne l'état de vétusté de la maison des Allours, sur le territoire de la commune de Chardonne, qui est la maison occupée par la famille de vignerons attachée à cette parcelle viticole. Des travaux seront entrepris en 2008 dans le cadre du crédit d'entretien des bâtiments communaux, ainsi que l'a annoncé le Municipal Jérôme Christen.


Mme Joëlle Zaugg a obtenu satisfaction puisque son postulat a été pris en considération immédiatement et que des travaux seront entrepris aux Allours.


Pour les socialistes, M. Serge Ansermet a mis les choses au point en relativisant les affirmations du motionnaire.

Tout le monde s'attendait à ce que le postulat déposé par M. Pierre Clément, au nom du Groupe libéral, soit le déclencheur d'un débat très idéologique. Il faut dire qu'il s'attaquait au rôle de la voiture, à son évolution prévisible, à ses utilisateurs, et se concluait par une demande d'augmenter de 20% le nombre de places de parc au centre ville.
Cette position à contre-courant a effectivement suscité un échange vif mais respectueux des formes et étayé d'arguments. La Municipalité précisa, par la voix de son Syndic, que cette demande n'allait pas dans le sens du programme de législature, et qu'elle demandait que ce postulat soit à tout le moins examiné par une commission pour qu'il soit possible de connaître la position du Conseil face à cette proposition.
Dans ces conditions, le débat s'est porté sur la question de savoir si le postulat devait être renvoyé en commission ou refusé d'emblée. Au vote final sur cette proposition, le résultat donna 40 voix pour et 40 voix contre ! A la surprise générale, la Présidente Mme Alexandra Melchior (photo ci-contre), jouant son rôle d'arbitre ainsi qu'il est révu dans de tels cas, trancha... pour le renvoi en commission.

La motion de M. Pascal Nicollier (Vevey Libre) intitulée "Vevey, Ville propre" s'attaquait au comportement regrettable de certains habitants qui ne respectent pas le travail du personnel de la voirie et qui salissent nos rues. Elle a été acceptée sans opposition et transmise à la Municipalité, qui, par la voix du Municipal Martin, a précisé que la ville faisait déjà beaucoup de choses dans ce domaine.

Par voie de motion, M. Alain Gonthier (Alternatives, photo ci-contre) tentait de contraindre la Municipalité à vérifier si les propriétaires de parcelles à proximité du port de plaisance étaient disposés à ne pas appliquer le plan de quartier (PPA) prévu à cet endroit. Ce dernier permet en effet la construction continue d'un front de lac de la hauteur du bâtiment déjà construit à l'est du quai Perdonnet. L'intitulé de la motion - "Qui perd... donne" - laissait entendre qu'il serait possible, par des échanges de parcelles ou des compensations financières, de conserver une ouverture pour les maisons de la rue d'Italie. Le Municipal Jérôme Christen a précisé la position de la Municipalité, à savoir qu'elle ne saurait contraîndre des propriétaires à renoncer à leurs droits sans devoir les indemniser. Par contre, elle est favorable à l'idée de prendre contact avec tous les propriétaires de parcelles, la ville elle-même possédant l'une d'elles et étant intéressée à utiliser cet atout pour garantir une utilisation intelligente et harmonieuse de cet endroit.
Le motionnaire avait accepté en commission de transformer sa motion en postulat, forme moins contraignante, et le Conseil a accepté de la transmettre à la Municipalité par 45 oui contre 28 non et 7 abstentions.


Le front de lac à l'est du quai Perdonnet comporte actuellement des situations très disparates, avec des immeubles sur le quai, une terrasse, des espaces libres et des murs d'enceinte. Le postulat Gonthier conforte la Municipalité dans son désir de consulter les propriétaires.


La cour du collège du Clos ne dispose actuellement d'aucun abri.

La Municipalité répondait par voie de communication à deux interpellations, celles de Mme Birgitta  Bischoff (Verts) et celle de M. Vincent Matthys (Soc).

La première a nécessité un gros travail des services communaux, puisqu'elle demandait une liste de tous les plans de quartier avec leur descriptif et leur date d'adoption. Le cahier ainsi réalisé a été transmis du membre du Conseil avec injonction - le Syndic dixit - de le conserver comme ouvrage de référence. Il est également disponible sur le site internet de la ville, mais devra apparemment être complété car il y manque un PPA, ainsi que l'a relevé M. Gonthier.

La seconde concernait la cour d'école du Clos, où les élèves ne disposent pas d'un abri contre la pluie lors de la récréation. La Municipalité a rappelé qu'elle avait renoncé à cette construction au moment des travaux consécutifs à l'édifiction de Simplon Centre parce que le projet projeté était trop cher. Elle ne ferme pas la porte à une nouvelle appréciation, mais attendra que le futur "Conseil d'établissement" à créer se soit prononcé sur ce sujet. 


Membres du groupe des Verts, Mmes Vera Feuerstein et Birgitta Bischoff.


Le panneau de la pension qui va disparaître ces prochaines semaines.

Dans ses autres communications, la Municipalité faisait l'inventaire des oeuvres auxquelles elle venait d'attribuer le montant budgétaire de 50'000 au titre de l'aide au pays en voie de développement, ainsi qu'un récapitulatif de ses décisions transmises à la presse sous forme de "brèves".
Une communication supplémentaire avait été remise le soir même au Conseil à propos du sort de la pension "Chez Max". La Municipalité avait été avertie l'été dernier de la décision des propriétaires de rénover leur immeuble et de la disparition programmée de ce lieu de vie apprécié des personnes à la recherche d'un entourage social. Malgré ses efforts et l'accord du propriétaire, il n'a pas été possible de prolonger d'une année, comme initialement envisagé, l'exploitation de cet établissement, en raison d'exigences en matière d'hygiène et d'équipement.
Dans ces conditions, la commune a dû se résoudre à reloger les pensionnaires, ce qui a été fait à mi-décembre à la satisfaction de tous. La Municipalité a exprimé son intention de réaliser, en collaboration avec les villes de la Riviera, une étude pour recréer un tel lieu d'accueil pour situations sociales difficiles. Aussi bien le travail des services communaux (par M. Matthys) que le dévouement durant de longues années de la famille des tenanciers Eichenberger (par M. Rivier) ont été relevés. Les Eichenberger, qui ont joué un rôle social important dans notre ville, ont eu droit à un applaudissement nourri de la part du Conseil.


La pension Chez Max occupait deux étages plus  un appartement au 3e au bas de l'immeuble situé à l'avenue Rolliez.

Au terme des débats, le Groupe radical, par la voix de M. Henri Chambaz, demanda à ce que la prochaine séance n'ait pas lieu le 24 janvier en raison de la célébration de l'indépendance vaudoise. Cette demande, qui a soulevé quelques remous, sera traitée par le Bureau du Conseil.

Ensuite, les membres du Conseil communal étaient invités à une collation dans un établissement de la place, manifestation qui fut boycottée par certains en raison de l'attitude dudit établissement dans une procédure de mise à l'enquête (cf. photos ci-dessous).

L'agent Philémon Clément, qui est généralement de piquet lors des séances du Conseil, a été invité à la collation. Il a servi d'escorte d'honneur à Mmes Madeleine Burnier, Municipale, et Alexandra Melchior, Présidente (photo de gauche).


Le journaliste Christophe Boillat (à gauche) en discussion avec M. Charles-Henri Tenthorey (UDC) lors de l'apéritif.

Dans cette rubrique