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La Foire de la Saint-Martin finit sous la pluie

L'édition 2008 de la Foire de la Saint-Martin, le 11 novembre, a commencé gentiment mais s'est terminée sous la pluie, omniprésente dès le début de l'après-midi. La fréquentation, par contre, n'a pas été à la baisse, y compris pour la nuit du boeuf.

Un Saint-Martin monté sur un cheval piaffant d'impatience a symbolisé les attentes inquiètes du monde face à la crise économique. La foule ne s'en est pas trop préoccupée, venant en masse tant sur le parcours du cortège qu'entre les rangées de stands de la Place du Marché.
Les commerçants étaient également présents en nombre, avec plus de 500 stands répartis sur toute la place, la rue Louis-Meyer et au sein de la Vieille Ville dans les rues du Conseil et des Deux-Marchés ainsi que sur Scanavin. On a également retrouvé, comme chaque année, de très nombreux stands tenus par des associations caritatives ou professionnelles ainsi que par des classes soucieuses de financer un voyage d'étude.

Les festivités avaient d'ailleurs commencé la veille au soir, avec l'arrivée de la délégation des "jumeaux" de Carpentras et le début de la cuisson du boeuf. Depuis quelques années, cette activité s'accompagne d'une fête, organisée par la Société de développement,  qui dure une partie de la nuit, les fêtards accompagnant les efforts des servants de la broch géante où grille le boeuf. Et ils étaient nombreux sous la Grenette, qu'il a fallu pousser à minuit pour les faire regagner leurs pénates.


L'un des attraits du cortège de la Saint-Martin à Vevey, outre la participation du beau calalier blanc au grand manteau (ci-dessus), est la présence de très nombreux dragons et animaux de la ferme.

Ouvrant le cortège des officiels, l'agent Philémon Clément (ci-contre) porte la bannière veveysanne. Cette année, les spectateurs étaient nombreux tant sur les trottoirs qu'aux fenêtres. Plusieurs classes étaient venues surtout pour voir passer les chevaux et le bétail.

Parmi les officiels, outre les représentants de la Municipalité, Syndic en tête, plusieurs communes de la région avaient envoyé des représentants. Les liens avec les communes fribourgeoises de la Veveyse, en particulier Saint-Martin et Châtel-St-Denis, ont été à nouveau constatés avec plaisir.

 

 

 

Elément essentiel de l'esprit de la foire, le bétail constitue un folklore à lui tout seul. Il rappelle le lien de la Foire de la Saint-Martin avec le monde agricole. Elle marquait en effet, le 2e mardi de novembre, la fin des récoltes et le début de l'hiver agricole. Les paysans venaient y vendre leurs produits et y acheter habits, outils et nourriture dont ils allaient avoir besoin l'année suivante.
Cette 539e édition est une belle survivance, dont la vigueur peut être saluée. Elle va d'ailleurs de pair avec celle de la Foire de Brent, dont le jour officiel est le 2e mercredi de novembre. Les paysans ayant participé à la Saint-Mertin le mardi s'arrêtaient à Brent le lendemain pour finir de vendre leurs marchandises et de compléter leur équipement. Il faut donc considérer que ces deux foires sont jumelles depuis plus de 520 ans.

La partie officielle comprenait la traditionnelle saynète jouée par Saint-Martin et le Syndic, où celui-ci reçoit la moitié du manteau du généreux soldat. Le Syndic Laurent Ballif a ensuite prononcé un discours qui se voulait optimiste quant à la capacité de la ville à surmonter une éventuelle crise économique. Il a relevé ironiquement que les banquiers étaient dans la même situation que Saint-Martin, ayant perdu la moitié de leur couverture...!
Aprés quoi le Président de la Confrérie de la Saint-Martin, M. Claude Haldy (ci-contre) a intronisé un bataillon de nouveaux confrères (ci-dessous), dont tous les "ministres" de la nouvelle commune libre de Vevey-Est.

Présents en force chaque année à la Saint-Martin, les grenadiers, sapeurs, cavaliers et mousquetaires des Milices vaudoises prennent plaisir à animer la Foire. Se faufilant en formation dans la foule, ils ne passent pas inaperçus, en particulier lorsqu'ils tirent une salve de mousquets à fracasser les oreilles.
Innovation cette année, ils ont pris les Brigands du Jorat à leur propre jeu. Alors que ces derniers ont l'habitude de préparer pacifiquement une soupe à la Saint-Martin, ils ont été attaqués et rançonnés par les grenadiers des Milices (ci-dessous), qui n'ont accepté de les libérer que contre un coup de blanc. 

   

Aprèps une nuit passée sur le grill, le boeuf était à point pour dégustation sur le coup de midi. Les bouchers spécialisés dans ce type d'opération ont commencé à découper sous les yeux alléchés du public. Pas besoin de plus de publicité que cela, et l'entier de l'animal a été dégusté en moins d'une heure sous la Grenette.

En terme de plat de fête, les amateurs de papet au poreau pouvaient aller, comme l'an dernier, aux Galeries du Rivage où ils pouvaient manger bien vaudois.

 

 

 

Parmi les invités officiels, on pouvait rencontrer les deux Préfets du district (ci-dessous à gauche), Mme Florence Siegrist et M. Roland Berdoz,

   

Comme chaque année, les deux villes jumelles de Vevey, Carpentras et Müllheim, avaient été invitées et avaient envoyé des délégations assez importantes. Elles ont tenu chacune un stand présentant leurs productions locales.

 

 

En début de soirée, tant les Carpentrassiens que les Müllheimer étaient invités par leurs comités de jumelage respectifs à une fondue dans un caveau, celui de Saint-Martin pour les Français (ci-dessous à gauche) et celui de la Chanson veveysanne (ci-dessous à droite) pour les Allemands.
Sur la photo de la délégation de Carpentras, on reconnaît le nouveau Président du jumelage carpentrassien, M. Alain Crapone.

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