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Séance de reprise un peu confuse pour le Conseil communal

Pour sa reprise, le 3 septembre 2009, le Conseil communal de Vevey s'est payé quelques dérapages réglementaires qui n'ont finalement pas eu de conséquences fâcheuses, mais qui ont rendu le débat difficile à suivre. C'était en outre la première fois que l'émission était diffusée sur la nouvelle chaîne Citoyenne TV..

Pour voir la vidéo de ce Conseil: www.vevey.ch/N7006/conseil-communal-du-03-09-2009.html


Il n'y avait à priori pas de sujet extrêmement controversé à l'ordre du jour, juste quelques points susceptibles de créer un peu de mauvaise humeur.
Toutefois, le nouveau Président, M. Etienne Rivier, a annoncé en début de soirée qu'il classait la séance en catégorie de difficulté 7 à 8 sur une échelle de 10.
Sa crainte provenait des débats de procédure qu'il anticipait, et il n'a pas été déçu...


Pour sa première séance en qualité de Président, M. Etienne Rivier a eu droit à de nombreux débats de procédures, des votes serrés nécessitant l'intervention des scrutateurs, et quelques curiosités réglementaires surprenantes. Il a même dû trancher un vote à égalité !


M. Jean-Daniel Tenthorey voulait un débat sur le soutien de la Municipalité contre D'Artagnan.

La première intervention a porté sur l'ordre du jour. Le groupe UDC, par la voix de M. Jean-Daniel Tenthorey, demandait que le point 15 traitant des crédits complémentaires, qui ne devait être qu'un dépôt de préavis et non pas un débat, donne lieu immédiatement au rapport de la Commission des Finances. Cela devait permettre d'ouvrir le débat sur l'un des crédits complémentaires, celui correspondant aux Fr. 10'000.- octroyés par la Municipalité au Comité combattant l'initiative D'Artagnan.
Après plusieurs échanges verbaux assez acerbes, les membres du groupe UDC reprochant à leurs opposants de vouloir escamoter le débat avant la votation du 27 septembre, le Conseil se prononça finalement à une très large majorité pour le rejet de cette proposition.


L'un des panneaux remplacerait l'installation fixe du rond-point Paderewski.

Cinq préavis étaient déposés, sans débat comme le prévoit le règlement, mais qui donneront lieu à décision du Conseil début octobre:
- Réponse au postulat Rapin demandant que Vevey adhère à la Charte de l'eau;
- Acquisition de deux nouveaux écrans électroniques à installer aux entrées nord de la ville;
- Crédit d'ouvrage pour la transformation de l'immeuble des impôts (rue du Simplon) afin d'aménager des bureaux supplémentaires dans les combles;
- Arrêté communal sur le taux d'imposition 2010 (la Municipalité propose le maintien à 77 pts);
- Crédits supplémentaires au budget 2009, 2e série.


Les futurs bureaux seront mansardés mais devraient pouvoir accueillir dix places de travail.


 

Plusieurs rapports ont ensuite été acceptés sans discussion, pratiquement à l'unanimité.
- Crédit pour le renouvellement de l'éclairage public, 1e tranche de Fr. 1'750'000.- pour les années 2009-2013.
- Réponse à trois postulats portant sur les économies d'énergie, de Mme Birgitta Bischoff "Vevey à la lumière de ses luminaires", M. Alain Gonthier "A la recherche des économies oubliées", et M. Serge Ansermet "Quelques pas de plus en faveur d'une meilleure efficacité énergétique".
- Octroi de la bourgeoisie de Vevey à un candidat unique, dont le dossier traînait depuis plus de 12 ans et qui était encore soumis à l'ancienne procédure, c'est-à-dire décision du Conseil et non de la Municipalité.

Les objets traitant d'éclairage et d'énergie ont donné lieu à un préavis de la Municipalité très explicatif quant au matériel disponible et les lois physiques régissant la lumière (à gauche).


Le préavis proposant le renou-vellement progressif des luminaires est le résultat d'une longue étude très fouillée. Un diagnostic complet a été posé quant à l'état de vétusté de l'éclairage public veveysan.


Le Municipal Lionel Girardin (ci-dessous) est en charge du dossier et représente la Ville au Conseil d'administration des VMCV.


Le sujet véritablement chaud a été, comme prévu, l'augmentation de capital nécessaire pour les VMCV, confrontés, le 31 décembre dernier, à la perte comptable de leur caisse de pension. Au bouclement de l'année 2009, il manquait près de 3 millions pour atteindre le niveau de couverture prévu dans le plan de recapitalisation de cette caisse, et les VMCV n'étaient pas en mesure de verser ce montant.
Les actionnaires étaient donc priés de recapitaliser les VMCV, ceux-ci pouvant ensuite verser à la caisse de pension les montants nécessaires.
Cette démarche - légale - étant incontournables, personne ne songeait à s'y opposer. Mais cela n'a pas empêché les critiques de fuser, comme cela a été le cas dans les autres communes du district, toutes également concernées.
Au final, la commission proposait, comme dans d'autres communes, d'accepter le projet, mais de l'assortir de deux amendements, l'un demandant une étude en vue de faire sortir la caisse de pension des VMCV de l'ASCOOP, caisse globale regroupant la prévoyance professionnelle de toutes les compagnies de transport, et l'autre exigeant que la Municipalité demande un avis de droit sur la manière dont la procédure de transfert des VMCV aux communes s'était déroulé l'an dernier.
La confusion est née surtout de ces amendements et de la manière de les faire voter, les socialistes ayant de plus, par la voix de M. Vincent Matthys, apporté des sous-amendements de forme aux deux propositions.
Après bien des atermoiements, le Conseil s'est finalement prononcé favorablement à une large majorité aux conclusions, mais avec un seul amendement. Les conseillers UDC Jean-Daniel et Marc-Henri Tenthorey, qui proposaient de refuser les deux amendements, ont en effet obtenu une demi-victoire: le Conseil a accepté de renoncer à l'étude pour sortir de l'ASCOOP, cette démarche étant de toute évidence très risquée sur le plan organisationnel et financier.

M. Vincent Matthys (à gauche) admettait le préavis mais voulait améliorer les amendements. Il a été suivi à moitié.

M. Alain Gonthier (à droite) a tenté d'expliquer les mécanismes boursiers qui ont débouché sur ce manque de capital des VMCV.


M. Marc-Henri Tenthorey estimait qu'il fallait tirer un trait sous cette affaire. M. Pierre Clément (Lib, ci-dessous) lui non plus ne désirait pas dépenser plus d'argent pour des études.


Dans l'étude menée auprès des commerçants et hôteliers veveysans, M. Pascal Nicollier a vu plutôt le verre à moitié vide, la Municipalité plutôt le verre à moitié plein.
 

Le dernier rapport, qui apportait une réponse au postulat Birgitta Bischoff / Pascal Nicollier demandant une étude de satisfaction auprès des acteurs touristiques veveysans à propos de l'action de Montreux-Vevey-Tourisme, a suscité une seule réaction, celle de M. Nicollier (Vevey Libre). Il a relevé que la Municipalité avait exécuté le travail demandé, mais que le résultat n'était pas une satisfaction claire des commerçants et hôteliers veveysans. Les réponses se partagent en effet en trois groupes égaux entre Satisfaits, Moyennement satisfaits et Insatisfaits. La Municipalité est invitée à améliorer l'information et la collaboration entre MVT et les Veveysans actifs dans le tourisme.
Plusieurs communications de la Municipalité ont été distribuées:
- Etude en vue de l'assainissement des collecteurs autour de l'Hôtel-de-Ville;
- Mesures transitoires de protection des arbres;
- Plan directeur pour l'extension du réseau de fibre optique communal;
- "Mun's en bref", les infos de la Municipalité à la presse;
- Annonce du projet de rénovation du Musée Jenisch, qui sera déposé en principe lors de la prochaine séance.


Les images et la promotion faites par MVT sont perçues, par certains Veveysans, comme ne faisant pas justice à Vevey. L'enquête a certes relevé une insatisfaction plus ou moins exprimée, mais qui s'accommode malgré tout des efforts de promotion communs de toute la Riviera.

 


La promenade du quai Perdonnet est très agréable avec ses platanes qui font de l'ombre. Mais ils coupent également la vue sur le lac pour les terrasses des hôtels.

Enfin, diverses interpellations et questions ont été adressées à la Municipalité par les membres du Conseil.
Mme Sabrina Dalla Palma Zahar (Verts) a demandé s'il était prévu un tri sélectif au Jardin Doret; le Municipal Marcel Martin l'a rassurée sur ce point, ajoutant que des auxiliaires seraient engagés l'an prochain pour améliorer la propreté des parcs veveysans.
M. Serge Ansermet (Soc) s'est inquiété de la progression du chancre doré, un champignon attaquant les platanes; il a mis l'accent sur le risque de laisser élaguer ces arbres durant l'été, ce qui les expose à un risque accru de contamination. La Municipalité répondra par écrit lors de la prochaine séance.
M. Serge Doriot (Rad) a demandé des nouvelles du mât devant prendre place sur la tour Saint-Martin pour porter les drapeaux lors de fêtes symboliques; le Municipal Jérôme Christen a fait part des démarches afin de résoudre les problèmes rencontrés, précisant que, si un dépassement devait être enregistré, le Conseil serait averti et son avis sollicité.


Le Jardin Doret est très fréquenté en été mais son état est dégradé par le manque des respect de certains utilisateurs.