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Comptes 2009 adoptés et terrain du port vendu

Jeudi 17 juin 2010, le Conseil communal a réglé sans grand remue-ménage plusieurs points, dont certains étaient censés donner lieu à des polémiques. Si les comptes 2009 ont passé à l'unanimité, un postulat sur le parcage et un préavis sur la vente d'un terrain près du port ont finalement été tranchés de manière plus claire que prévu.

Pour voir la vidéo de ce Conseil: http://www.vevey.ch/N7026/conseil-communal-du-17-06-10.html

Au chapitre de la correspondance, le Président M. Etienne Rivier a fait état de deux courriers, l'un annonçant une pétition afin de préserver le bâtiment de l'ancienne Brasserie Beauregard, en haut de la rue de la Clergère, et l'autre à propos des squatters de deux maisons du quartier de la Prairie.

La parcelle du port est actuellement occupée par la cabane du pêcheur, qui sera relogé dans l'immeuble à construire.


L'immeuble de la Prairie est occupé par des squatters depuis la fin 2009, mais ce n'est que récemment que des plaintes ont commencé à se faire entendre.

Même s'il s'agit du sujet le plus important de l'année avec la présentation du budget, le débat sur les comptes 2009 n'a pas soulevé les passions. Il faut dire que le résultat est quasi équilibré, avec un bénéfice d'environ 40'000 francs sur un peu plus de 112 millions de dépenses et recettes.
Le rapport de la commission de gestion proposait à l'unanimité d'accepter à la fois les comptes 2009 et le rapport de gestion de la Municipalité, ce qui fut fait avec le même ensemble et une seule abstention. Au préalable, la réponse de la Municipalité aux cinq voeux de la commission de gestion avait été acceptée.
durant le bref débat sur ce sujet, les conseillers ont évoqué quelques points appelant une précision de la Municipalité ou des membres de la commission de gestion, à propos des projets de micro-hydrauliques sur la Veveyse ainsi que de la politique de la musique et de la jeunesse. Sur ce dernier point, le Syndic Laurent Ballif et la Municipale Madeleine Burnier ont précisé que leur soutien à la culture alternative n'était pas remis en cause mais que le modèle adopté ces dernières années pour la Fête de la Musique ne leur paraissait pas adéquat.
Dans la foulée, le Conseil a également adopté à l'unanimité avec une abstention le rapport de gestion de la CIEHL (le fonds qui finance les investissements d'intérêt régional) et du Fonds Culturel Riviera, qui a attribué l'an dernier 3,6 millions à une vingtaine d'institutions de la région.


Les brochures des comptes et de la gestion sont non seulement un outil de contrôle, mais aussi un recueil très utile pour l'archivage.


La configuration de la Place du Marché serait modifiée afin d'intégrer des places de petite taille et des emplacements pour charger les véhicules électriques. Au total, on arriverait à environ 500 places de parc.

Après cette entrée en matière consensuelle figuraient à l'ordre du jour les points plus conflictuels. Le premier était un postulat du conseiller Pierre Clément (PLR), demandant un ensemble de modifications sur la Place du Marché qui ont été appréciés de manière parfois contradictoire. Le postulant demandait tout d'abord la création de places de parc spécifiquement pour véhicules électriques, où la recharge serait gratuite. Si l'idée des voitures électriques a été bien acceptée, la gratuité ne passait pas et M. Clément finissait par retirer cette notion. Il n'empêche que certains ont relevé le caractère équivoque de cette énergie présentée à tort comme non polluante.
Une autre partie du postulat demandait une réorganisation du parcage sur la place, avec la création de places plus petites et l'augmentation du nombre total des places. C'est finalement cet aspect du postulat qui a emporté la décision, ainsi que l'a demandé le Syndic, et une majorité assez nette du Conseil a refusé ce postulat, certains membres UDC-PDC s'abstenant.

 

M. Alain Gonthier (Alternatives) s'est fait le porte-parole des opposants de tous bords, mettant en évidence que ce postulat était entaché de deux tares: la croyance que l'électricité est une énergie propre et le fait d'augmenter la présence des véhicules sur la Place du Marché.


M. Pierre Clément (ci-dessus) a insisté sur le fait que son postulat présentait des pistes à étudier.


La vente de la parcelle occupée par la cabane du pêcheur  permettra la construction d'un immeuble de trois étages sur rez, contribuant à la réalisation du front de lac prévu par le plan de quartier.


Mme Sabrina Dalla Palma, au nom des Verts, s'est prononcée pour l'acheteur proposé par la Municipalité, mais a regretté que la décision de vendre ait été prise.

Le deuxième point disputé était la vente d'une petite parcelle de terrain communal près du port. Cette affaire dure depuis de nombreuses années, et la Municipalité n'a finalement mis en vente cette parcelle l'an dernier qu'après s'être assurée qu'il était possible de trouver une solution pour intégrer au bâtiment à construire le local du pêcheur professionnel occupant actuellement la cabane installée sur la parcelle.
Après un appel d'offres qui a suscité beaucoup d'intérêt et des propositions de prix très diverses, la Municipalité a rencontré les principaux intéressés et a finalement porté son choix sur des acheteurs désireux de construire des appartements pour leur propre usage.
La commission chargée d'étudier cette proposition et les groupes politiques du Conseil ayant fait l'objet de plusieurs envois émanant d'un acheteur évincé, les avis semblaient assez partagés. Le débat se cantonna d'ailleurs non pas sur l'opportunité de vendre ou pas, ce qui semblait acceptable à pratiquement tous les conseillers, mais sur le fait d'accepter l'acheteur proposé ou pas.
M. Partick Bertschy (PLR) ayant demandé un vote d'entrée en matière, le débat porta tout d'abord sur la possibilité de renvoyer son projet à la Municipalité. Celle-ci aurait alors été dans l'obligation de recommencer la procédure à zéro et de relancer un appel d'offres. L'entrée en matière fut finalement votée à une très large majorité.
Le débat sur le fond vit en présence les conseillers faisant confiance aux critères et à l'examen fait par la Municipalité, et ceux qui considèraient que le projet écarté était susceptible de rencontrer moins de réticences de la part des voisins.
Le vote au bulletin secret ayant été demandé à nouveau par M. Bertschy, il en fut procédé ainsi. Au final, le vote s'est révélé beaucoup plus net que prévu, avec 46 voix en faveur de la vente proposée par la préavis municipal et 30 voix contre, sans abstentions.


M. Patrick Bertschy (Rad) soutient la proposition d'achat d'un voisin et combat la proposition de la Municipalité (ci-dessus).

Président du Groupe socialiste, M. Vincent Matthys (ci-dessous) s'est étonné que ce soit apparemment les voisins qui puissent choisir l'acheteur de cette parcelle !


La partie centrale des serrres sera entièrement remodelée.

Le dernier préavis de la soirée a suscité un débat assez nourri alors qu'il semblait relativement anodin. Il s'agissait d'un investissement de 692'000 francs pour rénover les serres de la ville, dont le chauffage ne répond plus aux normes énergétiques et où les méthodes de culture sont désuètes.
Plusieurs conseillers se sont exprimés pour faire part de leur scepticisme quant à l'opportunité d'une telle dépense, alors que les serres de Major-Davel sont appelées en principe à quitter cet emplacement d'ici quelques années. Mais les conditions actuelles de travail des employés communaux ont été considérées par tous les commissaires comme tellement indignes que le sujet a finalement été accepté à une très large majorité, avec juste quelques voix contraires.


Le Municipal Marcel Martin a dû répondre à quelques objections.


M. Bastien Schoebinger (ci-dessus) a vu son postulat accepté d'emblée par la Municipalité, ainsi que l'a exprimé le Syndic Laurent Ballif (ci-dessous).

Au chapitre des interventions des conseillers, deux postulats ont été déposés. Le premier, de M. Alain Gonthier (Alternatives), pointe sur la situation évoquée par la Municipalité dans son rapport de gestion concernant la pénurie de logements. M. Gonthier demande à la Municipalité de porter remède à cette situation et d'avoir une politique active en matière immobilière pour éviter la spéculation sur le logement. Ce postulat a été transmis directement à la Municipalité.
Le second postulat émane de M. Bastien Schoebinger (UDC) et traite de la circulation en Vieille Ville. Si ce thème est récurrent au Conseil de Vevey, les propositions du jeune étudiant urbaniste ont paru intéressantes à la Municipalité. Celle-ci, par la voix du Syndic, a annoncé que ces propositions correspondaient à celles de son Plan des circulations et qu'elles pourraient être intégrées à la réflexion en cours pour le Plan de mobilité. Le Conseil a donc aussi transmis directement à la Municipalité ce second postulat, ce qui a également permis de couper court à la discussion prévue à propos des projets concernant la circulation à la rue de l'Hôtel-de-Ville.


M. Schoebinger, qui est étudiant en urbanisme, a notamment fait des propositions intéressantes pour l'aménagement de la Place du Marché.

En fin de séance, le Conseil a pris acte sans contestation de différentes communications de la Municipalité, et le Président a pu lever la séance à une heure tout à fait raisonnable. Les craintes de certains ne se sont donc pas concrétisées, qui imaginaient que le programme de la soirée ne pourrait pas être achevé et devrait être terminé la semaine prochaine.
La séance prévue le 24 juin prochain pourra donc se concentrer prioritairement sur son object principal, soit le renouvellement du Bureau du Conseil, ainsi que sur trois projets de rénovation du patrimoine immobilier de la commune.