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Avenir de la zone du port au Conseil du 29 janvier 2009

Les deux préavis qui étaient mis en discussion lors de la séance du Conseil du 29 janvier 2009 concernaient le port. Le premier était un projet de rénovation du hangar du Vétéran et de construction sur la dalle du toit d'une buvette réservée aux navigateurs et sauveteurs. Le second était une réponse au postulat Gonthier sur le front de lac et l'avenir des parcelles voisines du port.

Cette première séance ordinaire de l'année a débuté par l'assermentation, en remplacement de M. Claude Georgi (Soc) de Mme Aline Commend (ci-dessous). 


M. Roger Marinelli  a demandé au Président de ne pas faire figurer à l'ordre du jour la demande concernant les travaux prévus dans l'immeuble du chemin du Verger 10.

Sur la lancée de la séance extraordinaire du 22 janvier dernier, la soirée s'est ouverte par un débat de procédure. Les partis Radical et Libéral avaient en effet déposé une demande auprès du Président pour que le point 11 soit retiré de l'ordre du jour. Il s'agissait d'un préavis municipal demandant un crédit pour la transformation de trois étages du bâtiment récemment acheté par la ville derrière la gare, au chemin du Verger. La demande était motivée, selon M. Roger Marinelli qui l'avait déposée, par un manque d'information quant au rendement financier du projet et aux mesures énergétiques prévues.
Le Municipal Jérôme Christen a contesté ces soupçons, rappelant que la Commission des Finances avait accepté le volet financier du projet et soulignant les mesures d'économies d'énergie annoncées dans le préavis.
Le règlement du Conseil prévoyant que tout objet déposé par la Municipalité doit obligatoirement être étudié par l'assemblée délibérante, il n'était pas possible de refuser l'objet lui-même, mais seulement de ne pas le faire figurer à l'ordre du jour (!). Le vote sur cette proposition n'a recueilli qu'une quinzaine de voix, les mêmes qui ont fait preuve de leur déception en refusant l'ordre du jour initial, qui fut donc finalement accepté tel que proposé.


Le Municipal Jérôme Christen a répliqué à M. Marinelli en évoquant les risques et les coûts d'une éventuelle démolition. Il a également répété que la Municipalité envisage unr 2e étape pour l'enveloppe du bâtiment, à but écologique.

La Municipalité soumettait donc un préavis pour la rénovation du bâtiment du chemin du Verger, qui servira également de réponse à la motion de M. Jean-Marie Racine (Soc) à propos de l'avenir des occupants des Temps Modernes. Cet objet sera étudié par une commission et le Conseil votera à ce propos fin février.
Un second dépôt concerne les derniers crédits supplémentaires demandés pour l'année 2008, avant le bouclement des comptes. Il s'agit pour une part de montants déjà dépensés, en raison d'une urgence apparue en cours d'année. D'autre part, trois objets sont des demandes préalables et le Conseil pourra se prononcer en toute connaissance de cause sur ces crédits, dont le total ascende à 153'700 francs.


M. Vladimir d'Angelo (ci-dessus) a été l'un des principaux artisans de ce projet pour le port de Vevey.

Plan d'implantation du bâtiment, sur le toit de l'actuel hangar du Vétéran.

Comme prévu, le point  principal de la soirée a donné lieu à d'abondantes discussions. Il s'agissait de la rénovation du garage et des locaux de la Société de sauvetage Le Vétéran ainsi que de la construction, sur la dalle-toiture, d'un bâtiment destiné à recevoir des locaux réservés aux sauveteurs et navigateurs. Une "Association du club-house du port de plaisance" s'est consituée il y a quelques années déjà et a vigoureusement poussé pour qu'une telle solution soit soumise au Conseil.
La Municipalité a accédé à cette demande, compte tenu du fait qu'un montant de 180'000 francs est de toute manière nécessaire à l'assainissement des locaux occupés par le Vétéran. Le fait d'utiliser ensuite la dalle-toiture pour créer des locaux supplémentaires pour le port n'est pas une mauvaise idée.
Ce qui en a fait tousser plus d'un, pourtant, est le fait que ces locaux ne seront pas ouverts au public. Il n'est pas question d'en faire un débit de boissons, car les exigences cantonales sont trop draconienne. Par contre, une majorité de la commission a estimé que cette construction financée par la collectivité publique à l'usage exclusif d'un groupe de privés ne se justifiait pas.
Plusieurs intervenants, dont M. Vladimir d'Angelo, Président de l'Association en question, ont eu beau jeu de rappeler que d'autres sociétés et clubs de la ville bénéficient déjà de locaux gratuits. Qui plus est, dans le cas du club-house, l'Association contribue pour 85'700 francs à la construction de l'étage supplémentaire.
Au cours de la discussion, un amendement radical-libéral déposé par M. Patrick Kohli et demandant qu'un loyer soit malgré tout exigé des utilisateurs de la partie supérieure a été accepté. Au vote final, la préavis de la Municipalité a été adopté très largement, avec l'adjonction du loyer évoqué ci-dessus. C'est donc une dépense de 550'000 francs au total qui a été acceptée, dont à déduire la participation de l'Association.


Photo-montage du futur bâtiment.


Au Centre nautique et balnéaire (CNB), la Société de sauvetage La Sentinelle dispose déjà d'un local au 1er étage (ci-dessus). Il lui permet d'effectuer sa mission de surveillance du lac et d'intervention au moyen de son embarcation rapide. Ces locaux ont été construits en 1983 déjà, lors de la démolitions des Bains Payes.


Absent lors de cette séance du 29 janvier, M. Alain Gonthier n'a pas été en mesure d'ouvrir le débat sur le rapport rendu par la Municipalité en réponse à son postulat à propos de la zone du port (photo ci-dessous).

Le second objet concernant la zone du port était le rapport-préavis établi par la Municipalité en réponse au postulat de M. Alain Gonthier (Alternatives). Celui-ci demandait une étude des droits à bâtir existant sur le quai Perdonnet est pour déterminer s'il fallait les maintenir ou les réduire, dans l'idée de maintenir des ouvertures dans le front de lac projeté. Dans ce but, la Municipalité était invitée à prendre contact avec les autres propriétaires du quartier afin de connaître leurs projets. La commune est concernée dans le sens où elle est propriétaire d'une parcelle à cet endroit, celle qui porte la cabane du pêcheur.
Dans son rapport, la Municipalité a relaté ses contacts avec les propriétaires voisins et exposé la position prise par la Commission d'aménagement du territoire. Celle-ci confirme que le PPA se justifie toujours et soutient la construction du front de lac. En complément, la Municipalité a précisé que la vente de la parcelle du pêcheur n'était pas à l'ordre du jour, du moins tant qu'un projet global n'est pas envisagé.
En l'absence de M. Alain Gonthier, qui a reconnu en commission que divers obstacles s'opposent à sa proposition, ce rapport n'a suscité aucune discussion et il en a été pris acte à l'unanimité avec deux abstentions.

Dans les communications de la Municipalité, on trouvait l'annonce de travaux à venir à l'Office d'impôt du district, à la rue du Simplon, qui permettront d'augmenter la surface louée par le canton à la ville.
En outre, la clôture du bilan communal au 31 décembre 2009 laisse apparaître que la dette continue à baisser. Elle est maintenant de 95 millions, et même de 86 millions si l'on tient compte d'une abondante trésorerie en fin d'année. Cela correspond à une diminution de plus de 50 millions en 6 ans. Quant aux cautionnements, ils s'élèvent à un peu moins de 30 millions. Ce montant est en augmentation cette année en raison de la caution apportée à l'extension des tennis à La Veyre, sur un terrain propriété de la commune de Vevey, pour env. 4 millions.


L'Office d'impôt va s'étendre dans les combles de la Cour-au-Chantre.

M. Jean-Yves Marchesi a déposé une interpellation à propos d'un appel à la centrale d'intervention de la police, à laquelle la Municipalité lui répondrait par écrit lors de la prochaine séance.


Conseiller communal expérimenté, M. Jean-Pierre Boillat, qui avait été absent durant plusieurs semaines, s'est étonné de ce qu'il considère comme une nouvelle procédure de vote introduite par le Président. 
 

En fin de séance, M. Jean-Yves Marchesi (Rad) déposa une interpellation à propos de la centrale d'engagement de la gendarmerie, dont la description rappelait un peu un sketch d'Emil ! Le Municipal Lionel Girardin lui répondra par écrit sur ce curieux épisode, qui sera certainement l'occasion de précidser la procédure à utiliser en cas d'urgence.
Enfin, M. Jean-Pierre Boillat (Alternatives) souleva la délicate question de la procédure de vote, qui avait déjà fait s'enflammer le Conseil une semaine plus tôt lors du débat sur la Place du Marché. Des explications successives du Président et du Syndic, il n'est pas ressorti une vérité d'évidence sur la procédure idéale. Mais, vu la multiplication des rapports de minorité ces derniers temps, il est en tout cas certain que ce mode de faire ne devrait être utilisé que par des conseillers proposant une solution globale complètement différente de la proposition municipale. S'il ne s'agit que d'un amendement sur un point précis, il semble préférable de le proposer directement en séance au cours du débat.


Le Syndic Laurent Ballif a apporté des précisions quant aux procédures de vote, sur la base de son expérience au Grand Conseil.

  

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