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Climat moins tendu que prévu à propos de la circulation

Le Conseil communal du 4 novembre 2010 a paru moins crispé sur les problèmes de circulation, où les positions des commerçants et de la Municipalité semblent pouvoir trouver une convergence. Le climat général de la séance s'en est trouvé allégé, et les conseillers ont pu se concentrer sur les sujets techniques qui leur étaient soumis.

 Pour voir la vidéo de ce Conseil: http://www.vevey.ch/N7006/ conseil-communal-du-04-11-10.html
L'ordre du jour de cette séance était un peu particulier, puisqu'il intégrait toutes les communications de la Municipalité que le Conseil n'avait pas eu le temps de traiter début octobre.
En début de séance, le Président M. Vladimir d'Angelo a assermenté, en remplacement de Mme Ascension Muñoz et de MM. José Pardo et Olivier Pilloud, trois nouveaux conseillers en la personne de MM. Edgardo Brambilla (Rad), Vittorio Rizzello (PDC) et Mario Stifani (Soc).


La Place du Marché continue de focaliser l'attention aussi bien des Conseillers communaux que d'une partie de la population, parmi laquelle en particulier les commerçants de la Vieille Ville. La modification des tarifs n'a pas bouleversé le Conseil, selon le débat ouvert jeudi. Quant à ses accès, ils devraient être revus prochainement selon un plan intégrant la plupart des demandes du Conseil et des commerçants.


Les trois nouveaux conseillers (de g. à d.): MM. Stifani, Rizzello et Brambilla.

Le point Correspondance a permis au Président de lire une lettre de Nestlé affirmant que sa filiale colombienne a pris toutes les mesures nécessaires pour protéger ses employés contre des organisations para-militaires menaçant d'assassiner les ouvriers. Ce courrier inhabituel répondait à des échanges de courriels entre quelques membres du Conseil.
Deux interpellations ont été déposées en ce début de séance. La première, de M. Philippe Jost (Lib), demande que la Municipalité étudie une amélioration de la signalétique en ville à l'intention des visiteurs. La Municipalité a déjà apporté quelques réponses sur le champ mais répondra de manière plus approfondie par écrit.
La seconde émanait de Mme Danièle Kaeser (Lib) et concernait le carrefour Chenevières-Pléiades. Le Municipal Jérôme Christen ayant pu lui apporter des précisions quant au calendrier des travaux, Mme Kaeser s'est déclarée satisfaite.

 


Le dépôt du budget signifie que la Commission des finances a commencé son étude. Le rapport sera débattu en décembre.

En cette fin d'année, ce sont naturellement les budgets qui sont à l'ordre du jour. Trois étaient déposés lors de cette séance:
- celui de la commune de Vevey, prévoyant 138 millions environ de chiffre d'affaire et environ 1,3 millions de déficit, ce qui peut être considéré comme pratiquement un équilibre;
- celui du Fonds culturel Riviera, qui subventionne une vingtaine d'institutions culturelles de la région;
- celui de la CIEHL (Communauté intercommunale d'équipement du Haut-Léman), qui financera l'an prochain en particulier l'étude finale pour le projet d'agglomération.

Par ailleurs, un préavis inhabituel a également été déposé, qui porte uniquement sur une participation de Fr. 230'000.- de la ville de Vevey à des travaux sur le pont de Gilamont. Cet ouvrage est propriété du canton et sa rénovation lui incombe, mais la ville a demandé il y a quatre ans qu'un dispositif anti-suicides soit installé. L'Etat de Vaud demande donc que Vevey assume un tiers du sur-coût provoqué par cette installation supplémentaire.

Un tronçon de treillis a déjà été posé à l'entrée ouest du Pont de Gilamont, pour qu'on se rende compte de l'effet. Ci-dessus, l'architecte auteur de l'idée, M. Eligio Novello, présente le projet.




 

 

Le Conseil a ensuite entamé l'étude des nombreuses communications de la Municipalité qu'il avait reporté de sa séance précédente.
Les deux premières, concernant la circulation, ont comme d'habitude suscité leur lot de fortes paroles. La première portait sur l'aménagement de la rue Aimé-Steinlen, où le Tribunal Fédéral a exigé en dernière instance que la ville supprime le passage à piétons. L'aménagement sécurisé n'a visiblement pas convaincu l'interpellateur Jean-Pierre Narbel (PDC), ni d'autres conseillers.
La seconde annonçait le changement de tarification sur la Place du Marché, et le débat ouvert à ce sujet a été très instructif. On s'est ainsi aperçu, comme l'a relevé le Syndic Laurent Ballif, que la position hostile défendue par les libéraux (M. Etienne Rivier) et les radicaux (M. Jacques Décosterd) ne représentait de loin pas la majorité du Conseil. L'UDC, en particulier, approuve une politique visant à égaliser les tarifs de tous les parkings de la ville afin d'inciter les visiteurs à utiliser les parkings couverts.
Les autres objets n'ont pas suscité de débats mais juste quelques demandes de renseignements complémentaires.
Enfin, le Syndic Laurent Ballif a présenté son rapport bisannuel sur les sujets traités en Conférence des syndics (CSD). Il en a profité pour relever que cette pratique, imposée il y a quelques années par une motion du Conseil, est considéré comme très judicieuse par la Cour des comptes.



 

 

 

Parmi les sujets sur lesquels le Conseil devait se prononcer, le plus disputé a été, à nouveau, un thème en rapport avec la circulation. La Municipalité proposait en effet, en réponse à une motion de M. Jean-Pierre Narbel (PDC) demandant d'ouvrir les couloirs de bus aux taxis, de ne pas accepter cette proposition.
Ainsi que l'a exprimé le Municipal Lionel Girardin, les risques pour les piétons sont importants, ces derniers ayant pris l'habitude de ne pas avoir de trafic routier usuel sur ces zones. Les taxis pourraient être tentés de dépasser les bus, ce qui mettrait en danger également le trafic en sens inverse.
Représentant des taxis car lui-même chauffeur professionnel, M. Daniel Beaux (Soc) a pris le contre-pied de cette position, affirmant que les chauffeurs de taxi ne peuvent pas se permettre de ne pas respecter les règles de la circulation.
Même si la commission avait majoritairement accepté cette position, ainsi que l'a rappelé Mme Norma Riesen (UDC), le Conseil a finalement largement accepté un amendement demandant à la Municipalité d'octroyer cette liberté aux taxis. Comme la circulation est une compétence de la Municipalité, celle-ci devra voir de quelle manière elle peut mettre cette demande à exécution.

 


La fibre optique devrait bientôt relier tous les bâtiments utilisés par l'administration communale.

Un autre préavis a donné lieu à queqlues débats, mais à très faible contenu politique ceux-là. Il s'agit de la demande d'un crédit de 1,8 millions pour la mise en place d'un réseau de fibre optique reliant tous les bâtiments utilisés par l'administration communal.
Alors que la Commission des finances et la commission ad hoc avaient toutes deux préavisés favorablement à l'unanimité, une fronde a été lancée par le Groupe Vevey Libre. MM. Molliat père (Stéphane) et fils (Pascal) ont tenté de reporter ce projet, ayant sollicité après la séance de la commission l'avis d'autres personnes compétentes en la matière.
Peu désireux d'arbitre un conflit d'experts en informatique, une très confortable majorité du Conseil a finalement admis la dépense, le non étant le fait principalement de Vevey Libre et du PDC.

Le dernier préavis concernait la mise en séparatif de la rue des Moulins, travaux pour lesquels la Municipalité de 4,1 millions. la moitié de cet investissement à très long terme (certains des tuyaux existant ont plus de 100 ans) est financée par le Fonds de réserve des égoûts, alimenté par les taxes sur l'épuration des eaux. 

 


Les Assises du commerce avaient eu lieu le 3 mai dernier à l'Hôtel Astra. On voit ci-dessus le président de la SIC M. Christian Ferrari et l'oratrice Mme Morvan, auteur de l'étude sur le commerce veveysan.

Dans la dernière partie de la séance, deux interventions ont été faites par des conseillers.
M. Sylvestre Mpirwa (PDC) a déposé une motion demandant l'organisation d'Etats généraux du commerce veveysan. Le but était de trouver une plateforme mettant en présence la Municipalité et les commerçants, afin de trouver une solution à certains malentendus actuels.
Le Syndic Laurent Ballif ayant appris, ou rappelé, au Conseil que de telles assises avaient précisément eu lieu en mai dernier et qu'un groupe de travail avait été constitué entre la SIC (Société industrielle et commerciale), les commerçants et la Municipalité, les conseillers ont refusé à la quasi-unanimité (une voix favorable) de prendre cette motion en considération.
La seconde intervention a été un postulat, déposé par Mme Annick Vuarnoz (Soc) à propos de la piscine de la Maladaire. Elle s'inquiétait que les Veveysans ne bénéficient pas du tarif indigène offert pourtant à d'autres communes que Montreux. Son postulat demande que la Municipalité examine la possibilité de changer cet état de chose.
Le Syndic ayant expliqué que certaines informations, notamment financières, seraient utiles pour le Conseil avant de décider sur ce point, le Conseil a renvoyé ce postulat en commission pour étude et rapport.



 
Le tarif appliqué aux Veveysans qui se rendent à la piscine de la Maladaire est plus élevé que pour les "indigènes".


La démolition des anciens gradins est de Copet 1 et la réfection complète de la surface de jeu donne des idées à certains.

En toute fin d'ordre du jour, les habituelles questions ont abordé divers sujets:
- possibilité de construire un parking sous le terrain de Copet 1 actuellement en travaux: le Municipal Jérôme Christen a répondu que cela bloquerait l'usage de ce terrain et que la Municipalité envisageait plutôt un tel parking sur le futur collège qu'on pourrait construire sur Copet 3;
- M. Pascal Nicollier a annoncé la publication récente d'un ouvrage de droit administratif écrit par le juriste de l'Etat de Vaud, qui permet de mieux comprendre les rapports et les compétences respectives du Conseil communal et de la Municipalité;
- M. Chambaz s'est inquiété de quelques problèmes d'aménagement à améliorer dans le quartier de Pra;
- M. Gonthier est revenu sur le courrier de Nestlé lu en ouverture et s'est déclaré satisfait, sous réserve de vérification, de l'attitude adoptée par l'entreprise face aux menaces contre son personnel.